Les patients atteints de dermatite atopique (DA) posent presque toujours la question alimentation. Une revue actualisée dans Dermatitis (PMID 40322918) fait le tri : beaucoup de données contradictoires, quelques leviers plus constants, et un rappel utile : mal manger « sans gluten / sans lait / sans tout » peut créer des carences sans calmer la peau.
Ce que la revue retient comme le plus cohérent
Parmi les patterns et compléments passés en revue, trois pistes ressortent le plus souvent associées à une amélioration de la DA :
- Supplémentation en probiotiques (souches et protocoles variables).
- Acides gras oméga-3 (n-3 PUFA).
- Réduction de l’apport en sodium.
Pour les antioxydants et « diverses vitamines », le signal est plus inconclusive : pas assez homogène pour en faire une recommandation large.
Pourquoi oméga-3 et probiotiques ont une logique
La DA mêle barrière cutanée défaillante, inflammation de type 2 et, souvent, dysbiose. Les n-3 (EPA/DHA) modulent des médiateurs lipidiques de l’inflammation. Les probiotiques peuvent influencer immunité et perméabilité, surtout étudiés en pédiatrie / prévention, avec des résultats adultes plus hétérogènes. Le sodium, lui, revient dans des travaux récents sur l’inflammation cutanée : moins spectaculaire marketing, potentiellement utile.

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Aucun de ces leviers ne remplace émollients, dermocorticoïdes / inhibiteurs de calcineurine, ni les biothérapies dans les formes sévères. Le piège des régimes d’éviction La revue insiste :… Inscrivez-vous pour lire la suite.




