La dermatite atopique ne se résume plus à « une peau sèche qui gratte ». Une revue dans Microbial Pathogenesis (PMID 42019770) synthétise les données multi-omiques: génétique de l’hôte, dysbiose cutanée et intestinale, métabolites microbiens, et endotypes cliniques distincts.
Pourquoi parler d’axe intestin-peau
L’eczéma atopique mêle barrière cutanée fragile, inflammation de type Th2 et déséquilibres microbiens. Sur la peau, Staphylococcus aureus colonise souvent les lésions. Dans l’intestin, la diversité peut chuter et le profil métabolique changer.
Les auteurs insistent sur des métabolites clés : les acides gras à chaîne courte (SCFA) issus de la fermentation des fibres, et des ligands du récepteur aux hydrocarbures aromatiques (AHR) dérivés du tryptophane. Ces signaux influencent l’inflammation et la réparation épithéliale. Ce n’est plus seulement « mauvais microbes vs bons microbes », c’est un dialogue chimique.
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