Quels mesures nutritionnelles et hygiéniques pour l’hypothyroïdie ?

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L’hypothyroïdie est avant tout une tendance à l’épuisement de la glande thyroïde. Cette tendance à l’épuisement se manifeste en tant que ralentissement plus ou moins prononcé de l’activité de cette glande. La thyroïde est la boite à vitesse de l’organisme, elle donne le rythme auquel se font les réactions biochimiques. Si son activité est ralentie, c’est tout le métabolisme qui est ralentit. Le fonctionnement de la thyroïde est très complexe et il ne s’agit pas dans cet article d’aborder les détails de son fonctionnement mais de comprendre globalement la dynamique de fonctionnement de cette glande et les liens qu’elle entretient avec les autres glandes et systèmes physiologiques (voir ma vidéo à ce sujet)

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ce ralentissement :

– Le facteur le plus fréquent, est le métabolisme de l’iode. Ce dernier est le catalyseur N°1 de la thyroïde. Pour faire simple, pas d’iode, pas d’hormones thyroïdiennes.

– Hypothyroïdie primaire due à une atteinte de la thyroïde elle-même.

– L’axe hypothalamo-hypophysaire, dans de rares cas, la thyroïde est impactée par un épuisement de l’épiphyse, ou par ce qu’on appelle l’hypopituitarisme. Ce dernier est une anomalie dans le métabolisme du chef d’orchestre du système endocrinien, l’épiphyse ou la glande pituitaire. Cette anomalie peut être primaire, c’est à dire résultant de l’épiphyse elle-même, soit d’origine hypothalamique dans la mesure où l’activité de l’épiphyse est gérée par les neurohormones de l’hypothalamus.

– Dans tous les cas le système nerveux autonome est un facteur principal dans l’activité de la thyroïde et de l’axe hypothalamo-hypophysaire (voir mon article à ce sujet). Dans le cas de l’hypothyroïdie, on observe à travers la variabilité des systèmes rythmiques une prédominance du parasympathique sur le sympathique, synonyme de lenteur métabolique (voir ma vidéo à ce sujet). Cette lenteur favorise l’accumulation calorique et par conséquent l’anabolisme.

Mesures à prendre en terme nutritionnel et hygiénique

1- Les acides aminés sont les seuls macronutriments non stockables par l’organisme. Ce qui sous entend un régime hyperprotéique ou du moins hypoglucidique. Le taux de glucides dans les repas doit être ramené à 40 à 45% de la ration totale. 10 à 15% de lipides et 40 à 50% de protéines. Paradoxalement, vous serez également protégés des maladies cardiovasculaires. Pas convaincu ? c’est pas le sujet ici, mais cherchez les vertue du régime cétogène (sur pubmed bien sûr).

2- Si l’hypothyroïdie est due à une carence ou une anomalie dans le métabolisme de l’iode: Favoriser l’absorption et la fixation de l’iode en diminuant les crucifères, l’ail et tous les aliments qui réduisent la biodisponibilité de l’iode, et consommez plutôt des aliments riche en iode (fruits de mer, saumon…). Que contiennent les aliments goitrogènes ? Regardez ma vidéo sur le sujet.

3- Le cas échéant supplémentez vous en iode, thyroxine, sélénium, zinc, cuivre, manganèse.

4- Prendre des stimulants naturels pour accélérer le métabolisme, le gingembre est le meilleur!

5- Beaucoup de fruits et de légumes, et d’aliments à faible indice glycémique.

6- Quand on parle généralement de régime hypoglucidique ou d’aliments à index glycémique bas, la plupart pensent à réduire la ration calorique, connerie! Il faut, dans tous les cas, garder le même apport calorique. Réduire la ration calorique reviendrait à épuiser le corps, ce qui aggraverait la situation. L’organisme est déjà épuisé, le métabolisme ralenti, il faut se renforcer avec un apport énergétique suffisant. L’excès énergétique également provoquera une accumulation calorique trop importante. Il faut donc un véritable équilibre calorique.

7- Un régime exclusivement végétalien doit être abordé comme si c’était un jeüne. Comme on ne passe pas sa vie à jeûner et qu’il faut intercaler des périodes de récupération entre les cures de jeune, il est également nécessaire de faire de même pour les monodietes et les polydiete.

8- Fuyez les xénobiotiques toxiques (additifs alimentaires, médicaments, polluants, pesticides, toxiques industriels…etc.). Il est pratiquement impossible de se soustraire complètement et définitivement à ces derniers. Cependant, faites le maximum pour réduire votre exposition à ces poisons.

9- Épuisez votre système parasympathique :

– Dormir plus que la moyenne

– Faire beaucoup de relaxation, de sophrologie, de sieste…

– Activité physique aérobie à faible intensité une à deux fois par semaine (marche non active)

 

Voir aussi:

 

Mécanisme neurohormonal de la gestion du poids

Résistance à l’insuline: quel lien avec le système nerveux autonome ?

7 mesures pour perdre du poids selon la science de la variabilité

 

 

 

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