Protocole
Vingt-quatre adultes sains (22 femmes), IMC moyen 22,9 kg/m², 28 ans en moyenne. Petit-déjeuner glucidique + boisson 250 mL apportant 0, 150, 300 ou 450 mg d’anthocyanes via myrtilles sauvages lyophilisées (ou placebo apparié). Mesures sur 3 h : glycémie (CGM), insuline, hormones de satiété (GLP-1, PYY, GIP), tension, appétit subjectif, cognition à 90 min.
Résultats clés
Glucose et insuline postprandiaux baissent de façon dose-dépendante. Aux doses moyennes et hautes, l’écart vs contrôle est significatif dès la première heure. En parallèle, GLP-1, PYY et GIP augmentent, surtout à 450 mg d’anthocyanes. L’appétit subjectif, lui, ne bouge pas : les incretines bougent plus que la sensation de faim déclarée.
La cognition (tests verbaux, Corsi, etc.) fait partie des critères de jugement secondaires ; l’intérêt principal pour le métabolisme reste la courbe glycémique/insulinémique.
Limites à énoncer au patient
Population jeune, majoritairement féminine, non diabétique. Extrapolation au DT2 ou à la fraise du marché français : plausible sur la famille des anthocyanes, pas démontrée fruit par fruit. Atteindre 450 mg d’anthocyanes demande une dose concentrée (lyophilisat), pas une poignée symbolique.
Lecture cabinet
Avec les baies, la question utile n’est plus « fruit sucré ou pas » : c’est quelle dose d’anthocyanes, dans quel repas. Pour le conseil DT2 / prédiabète : favoriser baies entières dans un repas mixte, garder la confiture hors du narratif « santé », et éviter de promettre un effet médicament à partir d’un smoothie Instagram.