La néphropathie diabétique touche une fraction croissante de patients atteints de diabète de type 1 (DT1), souvent après des décennies d’évolution. Le finerenone, antagoniste sélectif des récepteurs minéralocorticoïdes non stéroïdien, a montré un bénéfice rénal et cardiovasculaire chez le DT2. L’analyse exploratoire FINE-ONE, publiée en 2026 dans Diabetes Care (Beernink et al.), examine si son effet sur l’albuminurie varie selon l’HbA1c ou la durée du diabète.
Design et population
- 242 adultes DT1 avec néphropathie chronique (MRC).
- Rapport albumine/créatinine urinaire (UACR) entre 200 et 5 000 mg/g.
- DFG estimé 25 à 90 mL/min/1,73 m².
- Randomisation 1:1 finerenone vs placebo, suivi 6 mois.
- Analyse selon tertiles d’HbA1c (< 7,1 % ; 7,1 à 8,1 % ; > 8,1 %) et de durée du diabète.
Résultats clés
Albuminurie
À 6 mois, l’UACR médiane passe de 574 à 373 mg/g sous finerenone vs 506 à 476 mg/g sous placebo. Changement corrigé placebo : -25 % (IC 95 % : -35 %, -13 % ; p = 0,0001).
Effet selon HbA1c
| Tertile HbA1c | Changement UACR corrigé |
|---|---|
| < 7,1 % | -17 % (IC large) |
| 7,1 à 8,1 % | -18 % |
| > 8,1 % | -37 % |
Interaction non significative (p = 0,41) : l’effet antiprotéinurique ne dépend pas du contrôle glycémique baseline.
Glycémie
HbA1c stable dans les deux bras (+0,03 % vs 0,00 % ; différence non significative). Le finerenone n’améliore pas le contrôle glycémique à court terme, mais ne le dégrade pas.
Sécurité
Incidence d’hyperkaliémie comparable entre tertiles d’HbA1c. Surveillance kaliémie indispensable, surtout avec IEC/ARA2 ou MRC avancée.
Implications pour la pratique
- DT1 avec albuminurie persistante malgré IEC/ARA2 : le finerenone est une option à discuter en néphrologie/endocrinologie, indépendamment d’un HbA1c perfectible.
- Nutrition et DT1 : l’optimisation glycémique reste fondamentale pour d’autres complications (rétinopathie, neuropathie), mais la protection rénale du finerenone ne exige pas un HbA1c < 7 % préalable.
- Apports sodés et potassium : rappeler les recommandations DASH modérées en sodium ; surveiller aliments hyperkaliémiants si traitement associé.
Limites
- Suivi 6 mois seulement ; pas de critère dur (ESRD, mortalité).
- Analyse exploratoire, sous-groupes de taille modeste.
- Population sélectionnée (UACR élevée, DFG préservé à modérément diminué).
Message pour les professionnels de santé
Microbiome 360° · 2e édition · 3–4 oct. 2026
Congrès clinique microbiote & santé digestive
Formation intensive pour praticiens : protocoles applicables en cabinet autour du SIBO, des parasitoses et de l'axe intestin-cerveau.
- Lieu : ENS Lyon · présentiel & en ligne
- Format : 16 h de formation continue certifiante
- Thèmes : SIBO · parasitoses · dysbiose · axe intestin-cerveau
microbiome360.orgFINE-ONE confirme que le finerenone réduit l’albuminurie chez le DT1 avec MRC, avec un profil de tolérance acceptable et sans interaction majeure avec le niveau d’HbA1c. Pour le diététicien et le médecin traitant, l’enjeu reste la coordination : glycémie, PA, protéines, sodium, potassium et suivi néphrologique.
Lecture critique des preuves (point 0)
Les données disponibles sur finerenone diabète type 1 restent hétérogènes : tailles d’échantillon modestes, durées de suivi courtes, populations mal définies. Avant de modifier votre pratique, vérifiez le design (randomisé vs observationnel), le comparateur et la pertinence pour votre patient (âge, comorbidités, traitements). Un effet statistiquement significatif n’est pas toujours cliniquement décisionnel.
Ce que vous pouvez dire en consultation
Reformulez Finerenone et néphropathie du DT1 : l’albuminurie baisse quel que soit le contrôle glycémique en termes patient : mécanisme plausible, bénéfice attendu réaliste, délai, signes devant faire reconsulter. Évitez les promesses de guérison ; privilégiez monitoring (symptômes, biologie, tolérance). Si le patient prend déjà des traitements, vérifiez interactions avec diabète type 1, finerenone, albuminurie, néphropathie avant tout complément.
Paramètres et seuils utiles
Documentez baseline : anthropométrie, tension, biologie pertinente liée à finerenone diabète type 1. Fixez un objectif mesurable à 4-12 semaines (score symptôme, biomarqueur, observance alimentaire). Sans critère de succès préalable, impossible de distinguer effet réel de fluctuation naturelle ou effet Hawthorne.
Erreurs fréquentes en cabinet
Sur-interpréter une corrélation finerenone diabète type 1 sans causalité ; généraliser une étude unique ; oublier la cause traitable (médicament, malabsorption, saignement) ; empiler compléments sans hiérarchiser hygiène de vie ; négliger le consentement éclairé sur niveau de preuve. Revenir aux recommandations sociétés savantes si doute.
Coordination interprofessionnelle
Impliquer médecin traitant, spécialiste ou diététicien selon complexité. Finerenone et néphropathie du DT1 : l’albuminurie baisse quel que soit le contrôle glycémique touche souvent plusieurs filières : ne pas fragmenter conseils contradictoires. Un courrier synthétique (objectif, plan, contrôle) améliore observance et sécurité, surtout si polymédication ou grossesse.
Lecture critique des preuves (point 5)
Les données disponibles sur finerenone diabète type 1 restent hétérogènes : tailles d’échantillon modestes, durées de suivi courtes, populations mal définies. Avant de modifier votre pratique, vérifiez le design (randomisé vs observationnel), le comparateur et la pertinence pour votre patient (âge, comorbidités, traitements). Un effet statistiquement significatif n’est pas toujours cliniquement décisionnel.




