Population et schéma
Sites à Porto Rico et au Honduras. Patients avec gastrite atrophique multifocale ou métaplasie intestinale gastrique, H. pylori négatif. Randomisation 1:1 : Meriva 1 000 mg/j vs placebo pendant 6 mois, endoscopies à J0 et 6 mois. Sur 110 screonnés, 50 randomisés, 48 completers.
Critère principal : cytokines/chimiokines épithéliales (dont IL-1β du corps gastrique). Secondaires : IL-8, TNF-α, IP-10, histologie, dommage ADN (γ-H2AX).
Résultat principal
Baisse significative de l’IL-1β muqueuse gastrique (corps) sous Meriva (p = 0,032). Les autres cytokines, l’histologie et le marquage γ-H2AX ne diffèrent pas clairement entre bras. Tolérance bonne.
Lecture : signal biologique (inflammation muqueuse) sans preuve, à ce stade, de régression histologique des lésions prémalignes.
Pourquoi c’est utile hors gastro
Pour le débat « curcumine + poivre » / formulations : montrer qu’une forme biodisponible peut produire un effet tissulaire mesurable, sans transformer la gélule en chimioprévention validée. Rester prudent sur l’extrapolation articulaire ou métabolique : ici, le terrain est gastrique et sélectionné.
En pratique micronutritionnelle : si vous utilisez la curcumine, la question de la formulation n’est plus cosmétique ; elle conditionne l’exposition. Mais un endpoint cytokinique ≠ indication clinique élargie.
La biodisponibilité change le dossier curcumine : ici, un signal cytokinique muqueux sans encore de bénéfice histologique. Prochaine étape logique : essais plus longs, powered sur l’histologie, avant tout discours de prévention du cancer gastrique.