En consultation, la question revient souvent sous une forme simple : « Docteur, les fraises, je peux en manger ou c’est sucré ? » Derrière cette phrase, il y parfois la culpabilité d’un plaisir estival, parfois une consigne floue reçue sur les « fruits interdits », parfois la peur d’un pic glycémique après le dessert. Votre réponse gagne à sortir du binaire autorisé/interdit pour revenir à ce que vous savez déjà faire : quantifier, contextualiser, ajuster.
Pourquoi la fraise n’est pas un fruit « sucré » au sens glycémique
Les fraises affichent un index glycémique bas (souvent autour de 40 selon les tables, avec variabilité selon maturité et référence). Seul l’IG ne suffit pas : ce qui compte en pratique, c’est la charge glycémique, qui intègre la portion réellement consommée. Une portion de 100 à 150 g de fraises apporte environ 5 à 9 g de glucides disponibles, pour une richesse en fibres et en polyphénols (anthocyanines, ellagitannins) qui modulent la réponse postprandiale selon le contexte du repas.
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Pour le clinicien, l’enjeu n’est pas de « prouver que la fraise est bonne », mais de replacer le fruit dans le repas : prise isolée à jeun… Inscrivez-vous pour lire la suite.




