La fatigue psychologique, en quoi ça consiste ?

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L’aspect psychologique de la fatigue est inhérent aux aspects neurobiologiques, thermodynamiques et autonome que j’ai déjà traité dans de précédents articles. L’aspect psychologique s’explique en général subjectivement. En même temps, si une fatigue physiologique concrète et objective se manifeste, il est bien clair qu’elle aura son empreinte psychologique. Mais, est ce que la fatigue psychologique pourrait être indépendante de la fatigue physiologique ? Ou en d’autres termes, jusqu’à quel point la psychologie pourrait elle provoquer une gêne fonctionnelle ?

La psychologie relève toujours de la physiologie, et pas le contraire, c’est un principe de base. Mais la psychologie possède tout un système de feedbacks qui peut influencer la physiologie.
En partant de ce postulat de base, on comprend que toute fatigue est d’étiologie physiologique, elle peut être due à des facteurs bioénergétiques et/ou thermodynamiques et/ou neurobiologiques et/ou pathologiques.
Les phénomènes psychosomatiques ne sont que des feedbacks psychologiques en réponses à des altérations physiologiques (identifiables ou non). Si la dépression provoque des altérations neurobiologiques et métaboliques et qu’on peut observer sur le long terme des états pathologiques divers en relation avec la dépression, cette dernière n’est rien de plus qu’un biofeedback du à un manque d’hygiène de vie, de mouvement, de réalisations, de posture, de niveau énergie…etc.
Si vous avez une bonne hygiène de vie, une bonne posture, si vous bougez assez, et que votre niveau d’énergie est constant, même si quelque chose ou quelqu’un vous déçoit vous ne serez pas affecté.

Savez vous que l’état d’une personne déprimée peut changer en un claquement de doigt en changeant sa posture ?

C’est une observation clinique que j’avais constaté quand j’ai commencé à recevoir des patients/clients dans des séances de PNL, je leur faisais un travail d’imagerie mentale en combinant plusieurs techniques d’hypnose éricksonienne, de suggestions, de modifications des sous modalités sensorielles…etc. Les résultats tendaient vers l’amélioration après quelques séances mais ce n’était que temporaire et les patients rechutaient fréquemment.
Mais avec le temps j’ai appris à soigner une dépression en une seule séance et debout sans même que le patient ne prennent place sur son siège. C’est un peu complexe à expliquer dans un tel article (et puis c’est parmi les secrets du métier lol). Cependant, cette amélioration était paradoxalement rapide et durable. Le principe découle d’un changement radical de posture, bien sûr avec tout un tas d’autres techniques d’imagerie mentale mais ceux là je les utilisais avant et ça donnaient des résultats moyens et non durables.
En gros, un changement du tonus musculaire, de la position des segments, le tout supporté avec des ancrages physiques, permet d’éliminer un état dépressif en moins de 10 minutes et le changement est tellement radical que dans la plupart des cas le patient arrive à se dissocier de l’expérience et prendre conscience que cette dépression n’est qu’un biofeedback en réponse à une posture aggravée par une situation extérieure.

J’ai confirmé cette information par la suite, quand j’ai eu l’occasion de participer à des expériences d’exploration du système nerveux autonome et du cerveau, par EEG et IRM fonctionnel. La dépression est déjà là, cachée en background, chez les personnes qui adoptent une posture du corps fermée. On observe que les zones qui vont se manifester par la suite lors d’une crise dépressive aiguë étaient déjà activées et attendaient un déclencheur. De la même manière qu’un cancéreux qui ne sait pas encore qu’il l’est.
Ce que je veux dire par là, c’est que vous n’avez pas besoin de vivre une situation déprimante si vous êtes dans posture fermée régulièrement car avec une telle posture vous êtes déjà déprimé, les zones qui s’activent normalement quand vous êtes dans état dépressif s’activent non pas à cause de la dépression mais à cause de l’attitude posturale (donc physiologique) qui provoque la dépression.

De la même manière qu’une maladie aiguë ne se manifeste pas brusquement à cause du déclencheur extérieur mais à cause d’un état chronique de perturbations somatiques.

Savez-vous pourquoi j’ai donné l’exemple de la dépression ?

Avez-vous compris le lien entre la dépression et la fatigue psychologique ?

Connaissez-vous quelqu’un qui est fatigué psychologiquement et qui n’est pas déprimé ? Connaissez vous quelqu’un qui est déprimé et qui a l’air en forme ?

La réponse est “non” dans les deux cas, car la dépression est le mot qu’on aime utiliser quand on est fatigué psychologiquement. C’est tout simplement une fatigue due à une attitude physiologique objective tout à fait surmontable. L’industrie du médicament crée toutes sortes de maladies qui ne sont que des états physiologiques naturels. On a créé la dépression pour vendre les antidépressifs, voilà le fond de l’histoire.
En créant la dépression comme fond de commerce on a fait croire qu’il y aurait possibilité que le psychologique, qui est un aspect totalement physiologique comme je l’ai expliqué dans d’autres articles, pourrait être indépendant de la physiologie et provoquerait toutes sortes de maladies qu’on a baptisés psychosomatiques… Quel riche fond de commerce pour les psychanalystes et les psychiatres!
Bref, revenons à notre sujet. On a vu que la fatigue psychologique (dépression) n’est en fait qu’une altération posturo-fonctionnelle et qu’elle n’existe pas entant qu’aspect indépendant de la physiologie, pas plus que la composante psychologique d’une fatigue due à une série de sprints.

Imaginez que vous effectuez une série de 10 sprints à vitesse maximale et comme vous n’êtes pas habitué à cet effort vous vomissez à la fin du 7eme sprint, sous les hurlements et l’insistance de votre coach, vous terminez tant bien que mal les 3 sprints restants, et pour bien conclure la série vous vomissez une seconde fois où vous sentez qu’il n’y a presque rien à vomir. Vous allez vous installer quelque part, dos au mur, et vous êtes dans un tel état que si on vous voyait, on aurait dit qu’il faudra peut être appeler une ambulance.

À ce moment précis, seriez-vous prêt à refaire une deuxième série de 10 sprints ?

Il est fort probable que non, sauf si votre vie serait en danger ou que vous singlé, mais mis à part ces 2 cas, je pense pas que vous bougerez même pour tous les trésors de la planète.

Pourquoi ?

Est ce parce que vous êtes détruit physiquement ? Est-ce une fatigue psychologique ? Peut-on dire à ce moment précis que vous êtes déprimé ? Et si oui, qu’est ce qui provoquerait cette fatigue psychologique ?

Vraisemblablement, oui, il ne s’agit que d’un état dépressif passager ou du moins ça ressemble à un état dépressif mais qu’un psychiatre ne le nommerait pas ainsi en vue du contexte. Mais le plus important, c’est que vous êtes psychologiquement détruit à ce moment précis parce que vous avez vomis à 2 reprises, que vous êtes en dyspnée, votre cœur bat très vite, vous transpirez comme un robinet, vous avez encore la nausée, vos pieds et vos jambes vous font mal et sont épuisés, vous avez chaud, et que la production de l’acide lactique est à son apogée (1 à 2 minutes après l’arrêt de l’exercice).
Voilà ce qui provoque cette dépression (fatigue psychologique) momentanée et tout à fait naturelle. Ceci est une situation extrême, qui provoquerait un bref état dépressif aigu et extrême. Qu’en ai t il d’une posture physique fermée de longue durée ? Elle provoquera sur le moyen terme le même état dépressif mais cette fois, ça sera un état durable.

CONCLUSION:

Si vous avez encore des doutes, il ne vous reste plus qu’à sortir maintenant, et à aller marcher tête baissée, épaules voûtées, visage crispé, respiration superficielle, vous pouvez même murmurer des bribe de mots du genre : “je suis fatigué”, “je suis nul” …etc. Faites l’expérience et observez après 5 minutes, si vous êtes encore en forme ou s’il vous faudra consulter un psy (chiatre, chanalyste) ?

 

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