Microbiote et Calculs Rénaux : Nouvelles Perspectives et Prévention

Une étude révolutionnaire menée par le Lawson Health Research Institute et l’Université Western, récemment publiée dans la revue Microbiome, a révélé une association significative entre les modifications du microbiote dans diverses parties du corps et la formation de calculs rénaux. Le microbiote humain, composé de milliards de micro-organismes, est devenu un point central de la recherche en santé, révélant son rôle complexe tant dans le bien-être que dans le développement de diverses maladies.

L’équipe de recherche a minutieusement examiné les microbiotes intestinaux, urinaires et salivaires de 83 patients atteints de calculs rénaux, comparant leurs résultats à un groupe témoin de 30 individus en bonne santé. De manière frappante, des changements dans les trois microbiotes ont été identifiés comme des contributeurs clés à la formation de calculs rénaux.

Le Dr Jeremy Burton, scientifique à Lawson et titulaire de la chaire de recherche sur le microbiote humain et les probiotiques au St. Joseph’s Health Care London, a souligné la prévalence croissante de la maladie des calculs rénaux et la nécessité d’une recherche approfondie. Des études antérieures avaient établi un lien entre le microbiote intestinal et les calculs rénaux, en particulier chez les personnes exposées aux antibiotiques. Cependant, l’étude actuelle visait à étendre cette compréhension en explorant les liens avec d’autres microbiotes.

Le Dr Kait Al, premier auteur de l’étude et chercheur postdoctoral à la Schulich School of Medicine & Dentistry de l’Université Western, a expliqué les techniques avancées de test utilisées. La séquençage métagénomique shotgun a révélé la présence de bactéries dans l’intestin et leurs capacités génétiques, fournissant des informations sur leur fonctionnalité. Des méthodes de séquençage plus simples ont été appliquées aux échantillons buccaux et urinaires.

Les calculs rénaux sont principalement composés d’oxalate de calcium, un produit de dégradation produit par le corps. Alors que les hypothèses antérieures suggéraient que certains microbes intestinaux, tels que l’Oxalobacter formigenes, jouaient un rôle protecteur contre les calculs rénaux, l’étude a remis en question cette notion. Elle a révélé un scénario complexe où le réseau microbiote, crucial pour maintenir la santé, était perturbé chez les personnes atteintes de calculs rénaux. Cette rupture affectait la production de vitamines essentielles et de métabolites dans l’intestin, les voies urinaires et la cavité buccale.

De plus, les participants souffrant de calculs rénaux présentaient des preuves d’une exposition accrue aux agents antimicrobiens, entraînant une augmentation des gènes de résistance aux antibiotiques. Le Dr Burton a souligné le microbiote peu sain chez ceux atteints de calculs rénaux, mettant en avant sa propension à excréter des toxines vers les reins et la prévalence de la résistance aux antibiotiques.

Tout en reconnaissant la nécessité de recherches supplémentaires, l’équipe a souligné l’importance de maintenir un microbiote sain. Adopter un régime alimentaire favorable au microbiote et minimiser l’utilisation d’antibiotiques ont émergé comme des stratégies potentielles pour se prémunir contre la formation de calculs rénaux. Ces résultats préliminaires éclairent la relation complexe entre le microbiote et la santé rénale, ouvrant la voie à de futures investigations et à des traitements potentiels.

Source : https://www.lawsonresearch.ca/media-releases/new-study-sheds-light-connection-between-microbiome-and-kidney-stones

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