Types métaboliques et métabolisme énergétique : que faut il manger ?

enjoying-a-tasty-burger-picjumbo-com

La quantité appropriée de glucides dont chaque personne a besoin varie considérablement. Certains individus auront besoin de beaucoup plus de glucides que d’autres. Afin de déterminer la quantité exacte de glucides que vous devrez personnellement consommer, il
faudra déterminer votre type métabolique.

Êtes-vous glucidique, protéique ou mixte ?

Pour le savoir, rien de plus efficace que de suivre une diète hyperglucidique de 2 semaines suivie d’un mois de latence où vous reprendrez votre mode alimentaire habituel. Après coup suivre une autre diète hyperprotéique de 2 semaines également. Durant les deux diètes notez votre état général (fatigue, transit intestinal, maux de tête, sommeil, mémoire, appétit, état psychologique). Comparez ensuite les résultats de chacune des diètes et tirez vos conclusions. Si vous vous sentez mieux dans une diète protéique cela voudrais dire que vous êtes de type protéique, sinon vous êtes de type glucidique, et si vous n’avez pas remarqué de différences significatives entre les deux diètes, c’est que vous êtes de type mixte.

Il s’agit des voies métaboliques les plus sollicitées lors du processus de production d’énergie. Lorsqu’on dit protéique, ceci ne veut pas dire que le métabolisme d’une personne de type protéique favorisera les protéines comme source énergétique. Il s’agit, en fait, des lipides vu que la plupart des aliments protéiques sont riches en lipides. Ce n’est pas par hasard que les protéines et les lipides sont souvent combinés dans les aliments. Les protéines aident à l’absorption des lipides. Il difficile d’absorber des lipides purs tout comme il est très facile d’absorber des glucides seuls. Les aliments riches en glucides sont souvent combinés aux fibres alimentaires afin de ralentir leur absorption.

Avoir un type protéique ou glucidique ne veut pas dire que vous devez avoir un régime hyperprotéique ou hyperglucidique. Mais plutôt que votre métabolisme favorise un substrat par rapport à un autre (glucides/lipides). Pour les glucidiques, leur alimentation doit comporter un peu plus de glucides que les protéiques et vice versa. Les mixtes pourront manger de la manière qui leur convient.

Substrats énergétiques :

Donc, nous avons d’un côté des lipides difficiles d’absorption combinés à des protéines afin de faciliter leur absorption, et de l’autre côté des glucides faciles d’absorption combinés à des fibres alimentaires pour ralentir leur absorption. L’absorption des protéines est située entre les deux. Leur niveau d’absorption est moyen. L’oxydation des lipides produit 9 kcal/g, ce qui lui confère un apport énergétique très élevé et ce qui explique également pourquoi leur absorption est difficile. Alors que l’oxydation des glucides n’en produit que 4 kcal/g ce qui explique leur facilité d’absorption. Malgré que l’oxydation des protéines produit 4 kcal/g au sein de l’organisme (oxydation partielle), et 5,8 kcal/g lors d’une oxydation complète impossible à réaliser au sein d’un organisme vivant (possible en laboratoire), les protéines restent la matière première qui permet la construction tissulaire, les enzymes, les coenzymes, les hormones et toutes les molécules de médiation et d’accélération des réactions biochimiques. Les protéines ne participent pas à la balance énergétique, et ce même lors d’un effort très prolongé et une situation hypo voire acalorique. Ce sont les lipides qui produisent l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’organisme. Les protéines ont pour fonction soit de réguler la quantité d’Acétyl CoA produite par la bêta-oxydation par l’intermédiaire de la cétogenèse, soit de maintenir une glycémie stable grâce à la production de métabolites qui permettront le déclanchement de la néoglucogenèse.

CONCLUSION :

Vous êtes de type glucidique : favorisez les aliments glucidiques (céréales complètes et semi-complètes, légumes féculents, légumineuses). Le reste des aliments doivent bien sûr être consommés mais à moindre quantité. Les fruits et les légumes devraient constitués au moins 50% de la ration journalière.

Vous êtes de type protéique : favorisez les aliments protéiques (viandes, œufs, produits laitiers) avec plus de 50% de fruits et de légumes et à moindre mesure les aliments glucidiques.

Vous êtes mixte : Votre alimentation peut être soit glucidique, soit protéique, soit un mélange des deux.

Lire aussi :

 

La méthode de “calories bancaires” ne fonctionne pas

Prévenir l’obésité infantile, que faire?

Mythe du cholestérol ou la prostitution de la science moderne

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *