Prévenir l’obésité infantile, que faire?

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Selon des études récentes, le taux d’obésité a en moyenne doublé dans les pays à fort potentiel consommateur pour les enfants d’âge préscolaire et les adolescents et plus que triplé pour les enfants de 6 à 11 au cours des 40 dernières années. Les enfants obèses sont plus à risque de problèmes de santé tels que le diabète et les maladies cardiaques, et portent souvent ces problèmes à l’âge adulte.

 

Alors, comment que les parents peuvent ils aider les enfants à manger sain, à la fois à la maison et loin de la maison ?

 

Voici quelques conseils pratiques simples et probablement connues par certains mais ils constituent le fondement d’un état de santé équilibré et durable:

  • Mangez au moins un repas ensemble tous les jours, à intervalles réguliers pour décourager le grignotage.
  • Préparer des plats sains pour toute la famille, et pas seulement des aliments spéciaux pour un enfant en surpoids. Repas sain ne veut pas dire exclusivement végétalien. Optez plutôt pour un mode alimentaire crétois.
  • Ne pas utiliser la nourriture comme une récompense à un effort.
  • Mange doucement. Il faut près de 20 minutes afin que les mécanismes de la satiété soient déclenchés au niveau cérébral. Donc plus on mange lentement moins on accumule de calories. Malgré que ces dernières ne sont qu’un élément parmi d’autres dans la régulation du poids.
  • Prenez les escaliers. Lorsque vous faites vos courses, garer la voiture plus loin du magasin et allez à pied.
  • Limiter la télévision, les jeux vidéo ou le temps passé face à l’ordinateur.
  • Remplacer la mayonnaise et le fromage sur des hamburgers ou des sandwichs avec catsup, moutarde ou sauce barbecue.
  • Consommez des éléments cuits, grillés, cuits à la vapeur ou pochés, non frits.

Les parents peuvent aider les enfants à atteindre les objectifs de bien-être en faisant d’abord des changements sains à la maison, puis enseigner aux enfants ce qu’il faut faire loin de la maison. Une alimentation saine ne se fait pas du jour au lendemain, mais les enfants prennent les normes de leurs parents et apprennent les comportements sains au fil du temps.

Ces recommandations sont basiques et ne sont pas suffisantes car l’apport calorique est un facteur secondaire dans la régulation du poids. Le seul et unique facteur principal qui détermine la prise ou la perte de poids est l’équilibre de la balance neurohormonale (voir mon article à ce sujet). Un moyen très simple afin de pouvoir agir sur cette balance est la bonne gestion du cycle activité physique / sommeil. L’activité physique est un excellent moyen d’activation du sympathique, alors que le sommeil est le moyen le plus adapté afin d’agir sur le parasympathique.

L’activité physique ne fait pas forcément référence au sport, bien que celui-ci soit très recommandé pour l’enfant et l’adolescent. Il s’agit globalement de la somme des activités et mouvements qui mobilisent au moins la moitié de l’appareil locomoteur du corps pendant au minimum 20 minutes de suite (sans arrêt). Le sommeil est celui de la nuit. La sieste n’est recommandée que si elle n’altère pas le sommeil de la nuit. Le fait de faire une sieste permet au sympathique de se régénérer durant la journée ce qui n’est pas forcément intéressant car ce dernier ayant bénéficier d’une phase de régénération sera plus dominant la nuit et le sommeil sera perturbé, même si l’enfant paraît fatigué et qu’il dort un nombre d’heures suffisant.

Le principe est l’épuisement du sympathique (par l’activité physique entre autres) durant la journée afin que le parasympathique puisse prendre le relais la nuit. Et par conséquent, l’épuisement du parasympathique (par le sommeil entre autres) la nuit afin que le sympathique puisse reprendre le relais.

Bien sur si l’enfant a un rythme d’activité très poussé durant la journée il est préférable qu’il puisse bénéficier un jour par semaine d’une heure de sieste (pas plus) afin de recalibrer la balance sympathovagale.

CONCLUSION :

L’apport calorique et l’hygiène alimentaire sont très importants mais pas autant que le sommeil et l’activité physique. Donnez l’exemple à votre enfant, en étant vous-même actif la journée, en dormant avant 23h la nuit et en adoptant les mêmes comportements alimentaires que vous lui recommandez.

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