Phénomènes rythmiques extérieurs et système nerveux autonome

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Quels effets ont les phénomènes rythmiques extérieurs sur l’état de conscience  ou sur les phénomènes rythmiques biologiques ? Et par quel mécanisme ?

Qu’est qu’un phénomène rythmique ?

Nous faisons dans cet article référence à tous les phénomènes spontanés qu’ils soient des mouvements, des ondes sonores ou même lumineuses qu’on rencontre quotidiennement dans la vie de tous les jours (bruit et mouvement de train, de voiture, de pluie, du vent, une musique ou une chanson monotone, une voix monocorde, un décors familier…etc.). Ces phénomènes rythmiques peuvent également être volontairement provoqués comme ce qu’on trouve chez les professionnels de l’hypnose, de la manipulation, de la sophrologie, de la relaxation, du massage… etc.

On obtient un phénomène rythmique en répétant à intervalle de temps régulier :

– Le même mouvement, ce qu’on trouve chez les masseurs et les magnétiseurs ou même chez les hypnotiseurs qui utilisent des techniques basées sur le mouvement (mains, pendule…etc.)
– Le même son ou la même séquence sonore, ce qu’on trouve dans la quasi-totalité des chansons ou des morceaux musicaux avec ce qu’on appelle “le refrain”, on retrouve ce type de phénomène rythmique également dans le bruit de fond d’une voiture, d’un train, d’un avion, du vent, de la pluie…etc.
– Le même ton de voix, on trouve ça chez les charmeurs, les hypnotiseurs (hypnose suggestive), les mentalistes…etc.
– Le même décors, le même type de couleurs ou de formes géométriques, on remarque ça dans des films monotones où les scènes se passent toujours dans les mêmes lieux avec les mêmes décors, on peut également observer ces phénomènes de la fenêtre d’un train où les décors (couleurs et formes) s’enchaînent et se répètent à l’infini…etc.

On appelle ces situations ainsi que toutes les manifestations qui s’y apparentent, les phénomènes rythmiques extérieurs.

Quel est l’impact des phénomènes rythmiques extérieurs sur les phénomènes rythmiques biologiques chez l’humain et les vertébrés ?

Les observations cliniques montrent des modifications de l’état de conscience, c’est à dire une perception différente de la réalité avec une automatisation de tout le processus cognitif qui permet d’analyser et d’intégrer la réalité.
Exemple: l’état de transe hypnotique avec ces différentes phases (crédulité > catalepsie >> somnambulisme >>> léthargie) est un exemple parfait de la modification de l’état de conscience. Mais ils existent un nombre illimité d’état modifiés, entre la première phase de transe hypnotique (la crédulité correspondant à l’action désactivatrice due au parasympathique) et l’état de veille maximal (l’hypervigilence correspondant à l’action activatrice due au sympathique).

D’un point de vue neurophysiologique la modification de l’état de conscience peut être aisément observée de manière objective avec l’exploration du système nerveux autonome. Pour cela, il suffit de mesurer la variabilité instantanée de l’activité cardiaque et/ou d’utiliser l’activité électrodermale en mesurant la conductance ou la résistivité du tissu sous-cutané.

En quoi la mesure de la variabilité rendrait elle compte de la modification de l’état de conscience ?

La perception des informations extérieures est la tache des organes sensoriels qui ne sont que la partie extériorisée du système nerveux. Le système nerveux est dans son fonctionnement global, autonome. Seulement 4 à 7% de sa structure anatomique régule les activités volontaires. Les structures de la vie volontaire sont la circonvolution frontale ascendante, les aires prémotrices et une infirme partie des zones sensorielles, le reste du système nerveux est autonome. La perception volontaire est épisodique et ne se manifeste complètement que lorsque l’on est exposé à une situation tout à fait nouvelle. C’est ce qu’on constate lors des situations d’apprentissage. Cette perception se fait à 5% à peu près par rapport à la quantité d’information totale lors des situations ordinaires et déjà connues et à 11% (grand maximum) de la quantité d’information totale lors des situations nouvelles. Plus de 91% de la perception est assurée par le système nerveux autonome (voir article sur le SNA).
La variabilité étant la mesure la plus détaillée et la plus précise de l’état du système nerveux autonome (voir article sur la variabilité), elle permet d’observer les changements de l’état de conscience à travers les changements de l’état du système nerveux autonome lors d’une exposition à des phénomènes rythmiques extérieurs.

A quoi sert la mesure de la conductance ou de la résistivité cutanée ?

La peau n’est innervée que par le sympathique. Les glandes sudoripares réagissent à l’activation sympathique en secrétant de l’eau (d’infimes quantités invisibles à l’œil nu, qui deviennent apparente lors de situations de stress, le trac en est un exemple parfait), l’eau augmente la conductance et diminue la résistivité de la peau. La mesure de l’un de ces paramètres permet de constater les changements du sympathique, et par conséquent, d’avoir une observation sur la branche activatrice du système nerveux autonome (le sympathique). Le parasympathique (branche désactivatrice) ne peut être observé que par la mesure de l’arythmie sinusale respiratoire (voir précédent article sur l’ASR) ce qui revient à mesurer en partie la variabilité.

CONCLUSION:
L’exposition à un ou plusieurs phénomènes rythmiques extérieurs provoque des modifications au niveau des phénomènes rythmiques biologiques se manifestant neurophysiologiquement par un changement de l’état du système nerveux autonome (variabilité, conductance et résistivité cutanée) et cliniquement par l’apparition d’états modifiés de conscience.

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