Quand la baisse de SOD et de catalase affaiblit la protection cellulaire
L’organisme dispose d’un système antioxydant enzymatique sophistiqué destiné à neutraliser les espèces réactives de l’oxygène (ROS). Parmi les enzymes clés figurent la superoxyde dismutase (SOD) et la catalase. Une diminution de leur activité affaiblit considérablement la défense cellulaire contre l’oxydation et favorise les dommages moléculaires chroniques.
Introduction
Le stress oxydatif résulte d’un déséquilibre entre la production de radicaux libres et la capacité de l’organisme à les neutraliser. Contrairement aux antioxydants alimentaires, les enzymes antioxydantes endogènes représentent la première ligne de défense intracellulaire. Leur déficit rend les cellules vulnérables, même en présence d’un apport nutritionnel adéquat.
Rôle des principales enzymes antioxydantes
Les deux enzymes majeures impliquées sont :
- Superoxyde dismutase (SOD) : transforme l’anion superoxyde en peroxyde d’hydrogène
- Catalase : convertit le peroxyde d’hydrogène en eau et en oxygène
En complément, la glutathion peroxydase agit en synergie pour neutraliser les peroxydes lipidiques.
Ces enzymes fonctionnent en cascade pour limiter l’accumulation de ROS.
Conséquences d’un déficit enzymatique
Une baisse d’activité de la SOD ou de la catalase entraîne :
- accumulation d’anions superoxyde
- excès de peroxyde d’hydrogène
- formation de radicaux hydroxyles hautement réactifs
- peroxydation lipidique
- dommages à l’ADN et aux protéines
Le stress oxydatif devient alors auto-entretenu.
Impact mitochondrial
Les mitochondries sont à la fois source et cible des radicaux libres. Un déficit enzymatique provoque :
- altération de la chaîne respiratoire
- diminution de la production d’ATP
- amplification des ROS mitochondriaux
- déclenchement de signaux pro-apoptotiques
Cela contribue à la fatigue chronique et au vieillissement cellulaire.
Facteurs favorisant la baisse des enzymes antioxydantes
Plusieurs conditions peuvent réduire leur activité :
- carences en cofacteurs (zinc, cuivre, manganèse, sélénium)
- inflammation chronique
- exposition aux toxines environnementales
- stress prolongé
- vieillissement
La baisse peut être fonctionnelle avant d’être mesurable.
Conséquences systémiques
Un déficit en enzymes antioxydantes est associé à :
- maladies cardiovasculaires
- troubles métaboliques
- maladies neurodégénératives
- vieillissement accéléré
- affaiblissement immunitaire
Il constitue un dénominateur commun de nombreuses pathologies chroniques.
Conclusion
Le déficit en enzymes antioxydantes endogènes représente un affaiblissement central des défenses cellulaires. Lorsque la SOD et la catalase diminuent, le stress oxydatif s’installe et favorise les dommages mitochondriaux, l’inflammation et le vieillissement prématuré. Préserver l’intégrité de ces systèmes enzymatiques est essentiel pour maintenir l’équilibre redox et la santé globale.
Références
- Fridovich I. Superoxide radical and superoxide dismutases. Annu Rev Biochem.
- Chelikani P et al. Diversity of structures and properties among catalases. Cell Mol Life Sci.
- Valko M et al. Free radicals and antioxidants in normal physiological functions and human disease. Int J Biochem Cell Biol.
- Jones DP. Redefining oxidative stress. Antioxid Redox Signal.
- Sies H. Oxidative stress: concept and implications. Exp Physiol.
