LA FATIGUE SELON LA SCIENCE DE LA VARIABILITÉ

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Nous avons pu aborder lors du précédent article la vision de la thermodynamique par rapport à la fatigue. Il ne vous a pas échapper que malgré l’apport non négligeable qu’apporte l’analyse thermodynamique de la fatigue, surtout en termes des causes physiques de la fatigue, il n’en demeure pas moins que cette dernière se manifeste au sein d’un être vivant (être humain) et que la thermodynamique aurait une vision réductrice et machiniste de l’Homme.

Ceci est du au fait que la thermodynamique a été conçut pour les systèmes non vivants.

C’est la raison pour laquelle je vous propose d’aborder la fatigue comme un processus propre à un système vivant. Les systèmes vivants sont caractérisés par leur activité chaotique, qui malgré qu’elle soit organisée et très complexe, elle n’est pas alignée au temps. C’est à dire que par exemple si vous répétez le même mouvement plusieurs fois de suite à chaque répétition vous aurez un mouvement différents dans ces caractéristiques cinématiques, c’est ce qu’on appelle la variabilité.

Appliquons maintenant cette vision au phénomène de la fatigue. Si la caractéristique principale d’évaluation de la fatigue en thermodynamique est le rendement du système, la caractéristique principale en variabilité c’est la variabilité du système.
En thermodynamique, si le rendement diminue la fatigue augmente.
En variabilité, si celle-ci diminue la fatigue augmente.
L’augmentation de la variabilité est un marqueur de forme physique et intellectuelle.

Quel sont les principales causes de la fatigue selon la variabilité ?

Un système vivant qui ne manifeste pas un minimum de variabilité ne tardera pas à mourir. La science de la variabilité nous montre que les causes de la fatigue sont ceux de baisse de la variabilité:

– État pathologique
– Contrainte physique ou émotionnelle
– Contrainte climatique (hypoxie, hypercapnie)
– Anomalie métabolique ponctuelle
– Vieillissement
– Limite génétique
– Déséquilibre sympathovagal

Ces causes influencent directement l’état du système nerveux autonome qui s’adapte soit en réduisant la variabilité (si les facteurs l’influencent négativement), soit en augmentant la variabilité (si les facteurs l’influencent positivement).

Chez un sportif la mesure de la variabilité est LE facteur qui permet de connaitre OBJECTIVEMENT la quantité de fatigue qu’il a accumuler au cours de l’entraînement et par conséquent de mesurer la charge d’entrainement manière objective indépendamment du ressenti subjectif de l’athlète et de l’entraîneur.

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