Alcoolisme : Hygiène alimentaire, suppléments et traitement

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L’alcoolisme se réfère à un trouble chronique de consommation compulsive d’alcool sous toutes ses formes, ce qui conduit à des névroses, voire des psychoses et des maladies organiques. La dépendance à l’alcool est parmi les principales causes de maladies très graves tel que les cancers, la cirrhose du foie et les troubles maniaco-dépressifs.

Symptômes et complications

Les alcooliques peuvent être facilement reconnus en raison de leur visage bouffi et leur yeux injectés de sang. Leur voix est rauque et le pouls est très rapide, ce qui dénote une prédominance sympathique. Elles sont sujettes à être irritables, méfiantes et très sensitives.

Les alcooliques sont susceptibles de souffrir de symptômes tels que des vomissements chroniques, des délires, des troubles du sommeil et une altération du jugement. Ils peuvent finalement développer une cirrhose du foie où le foie est endommagé en raison de l’abus d’alcool. Le transit intestinal est perturbé avec apparition d’autres complications comme les troubles de l’estomac, le coeur faible et flasque et les neurones endommagées.

Causes de l’alcoolisme

Une consommation occasionnelle d’alcool est le point de départ vers l’alcoolisme. Sur une période de temps, une personne qui boit de temps en temps s’habitue et la consommation régulière devient la norme. Beaucoup de gens se mettent à boire en raison des pressions sociales, tandis que d’autres trouvent dans l’alcool une solution pour se soustraire à leurs responsabilités. Ils ont la fausse idée que l’alcool est une forme de soulagement du stress. Psychiatriquement parlant, c’est un acte volontaire et prémédité au début qui vise à rompre le lien social et le contact avec le réel, jugé trop dur à supporter. Cet acte de rupture s’automatise par la suite sans grand effort.

Remèdes pour l’alcoolisme

Les raisins

La cure de raisins pendant environ 3 semaines est un remède maison ancien pour l’alcoolisme. Comme ce fruit contient une forme très pure d’alcool, il agit d’une alternative saine à l’alcool. Le processus idéal est de prendre trois repas par jour de raisins frais toutes les cinq heures. Bien entendu tout traitement de l’alcoolisme ou autre trouble compulsif doit passer par une mobilisation de l’individu en question et aussi de l’environnement de l’individu.

Les pommes

Les pommes, lorsqu’elles sont consommées régulièrement et généreusement, aident à éliminer l’intoxication et à réduire l’envie des vins ou tout autre type d’alcool.

Le céleri

Le jus de céleri cru crée un effet modérateur sur le patient alcoolique. En un demi-verre d’eau, une quantité égale de jus de céleri doit être mélangée et consommée une fois tous les jours pendant un mois. C’est un remède maison assez efficace pour réduire la dépendance à l’alcool, à combiner avec d’autres remèdes et traitements.

Diète pour l’alcoolisme

Afin d’empêcher la nostalgie du patient à des stimulants comme l’alcool, il est plus important d’avoir des apports supérieurs à la moyenne de tous les micronutriments. Pour commencer, le patient doit être sur un régime “tout liquide”, de préférence jus, pour une période minimale de 10 à 12 jours. C’est de loin le meilleur remède maison pour l’alcoolisme au moins au début du traitement. Ceci n’est pas un remède métaboliquement parlant, mais un procédé qui sert à briser l’habitude de boire de l’alcool. C’est un réapprentissage inconscient au patient qu’il n’y a pas que l’alcool qui pourrait se boire. Ceci brisera son mode de consommation. De préférence, le patient doit commencer sur un régime alimentaire de plusieurs petits repas par jour plutôt que les trois grands repas. L’alcoolique a besoin également d’exercice physique régulier et d’inclure des activités de plein air.

Fuyez les produits raffinés comme la farine blanche, le sucre blanc, le riz blanc et tout ce qui est industriel. L’alimentation doit être la plus saine possible (ce qui est évident), et ce jusqu’à au moins 6 mois après la cure d’alimentation tout liquide.

Suppléments :

Parmi les micronutriments qui peuvent servir de traitement orthomoléculaire pour la détoxication, on trouve les grands classiques de la régénération du système nerveux : Le complexe B et particulièrement la B12 (1, 2, 3), le magnésium (4, 5, 6), et le tryptophane (7, 8). Les vitamines A, D, et E sont connues pour êtres déficientes chez les alcooliques (9, 10, 11, 12). La vitamine K pourrait avoir un effet sur la réduction de la dépendance à l’alcool comme le soulignent quelques études (13). Le calcium également combiné à la vitamine D pourrait avoir des effets bénéfiques sur la dépendance à l’alcool (12, 14).

Traitement médicamenteux :

Le Naltrexone est un inhibiteur des opiacés, il a été développé aux USA dans les années 60 afin de palier à la dépendance aux opioïdes. Il est utilisé jusqu’à ce jour. Ce médicament est très connu et réputé efficace avec des effets secondaires assez dérangeants comme c’est le cas souvent de ce genre de produits. Pour en savoir plus demandez conseil à votre médecin. Vous pouvez également consulter le rapport complet réalisé au sujet du Naltrexone par la Substance Abuse and Mental Health Services Administration USA (15).

Traitement pluridisciplinaire :

Les aspects nutritionnelles, orthomoléculaires, et médicaux ne constituent qu’une partie du problème qui depuis le début est fondamentalement émotionnel et cognitif. Une dépendance à l’alcool commence toujours par un désordre émotionnel, évolue vers un trouble cognitif caractérisé, ensuite vers des anomalies métaboliques pour finir par différentes pathologies organiques. C’est la raison pour laquelle le traitement de l’alcoolisme est pluridisciplinaire et que la part de chacune des composantes du traitement (thérapie émotionnelle, cognitive, métabolique, organique) dépend du stade dans lequel se trouve le patient (16). Dans tous les cas une prise en charge dans un organisme spécialisé est la meilleure des solutions car contrairement aux maladies organiques classiques, l’alcoolique a besoin d’un environnement social qui l’aide et le supporte dans cette épreuve difficile.

 

Références:

1. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23398673

2. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22481895

3. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19530005

4. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18218147

5. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16796125

6. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15547457

7. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21896552

8. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21896551

9. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23916323

10. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22690322

11. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21118275

12. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23016133

13. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16331844

14. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26180876

15. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK64400

16. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3860532

 

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