Relation entre L’ANOSMIE/L’AGUEUSIE, le manque de Zinc et le CoVid 19.


Une anosmie (perte de l’odorat) et agueusie (perte de perception du goût) seraient, selon certaines études, les 1ers signes d’une infection par le coronavirus.

Il semble dès lors fort probable que la sur-sollicitation immunitaire entraine une majoration des carences en zinc, engendrant ces symptômes chez certains sujets.
La carence en zinc affecte les cellules impliquées dans l’immunité innée et adaptative1 au niveau de la survie, de la prolifération et de la maturation.
Une carence aiguë en zinc entraîne une diminution de l’immunité innée et adaptative,
Une carence chronique augmente en plus l’inflammation. En effet, lors d’une carence chronique, la production de cytokines pro-inflammatoires augmente.
Une carence en zinc lors de l’infection par le coronavirus pourrait donc expliquer un déficit des défenses immunitaire couplé à une inflammation excessive.
De plus, cette carence augmente le taux d’auto anticorps, accroit les dommages oxydatifs et le vieillissement, et donc facteurs de risque de déclin cognitif
Au-delà d’être indispensable aux défenses immunitaires, au goût et à l’odorat, il est essentiel à la synthèse, au stockage et à la libération de l’insuline.
De plus le zinc ralentit la réplication virale au sein de la cellule.
D’autre part, il intervient sur :
🔹Le métabolisme des graisses et des protéines.
🔹 La production des prostaglandines (qui bénéficient à un effet anti-inflammatoire) à partir des acides gras poly-insaturés
🔹 La croissance
🔹 Etc,….
Les sources alimentaire de zinc ?
En général, l’organisme absorbe de 15 % à 40 % du zinc présent dans les aliments. L’huître est l’aliment qui en contient le plus, mais la plupart des viandes et des noix en renferment des quantités intéressantes. Les légumineuses et les céréales entières fournissent aussi du zinc en quantité appréciable.
Aliments (pour 100 g) / Teneur en zinc (mg)
🔹Huître Atlantique sauvage crue / 39,30 mg
🔹Germe de blé grillé / 16,7 mg
🔹Foie de veau (cru) / 12,02 mg
🔹Foie de veau sauté / 11,90 mg
🔹Morceaux de bœuf à ragoût, cuits / 9,25 mg
🔹Shiitakes séchés / 7,66 mg
🔹Graines de courge rôties / 7,64 mg
🔹Crabe cuit / 7,62 mg
🔹Langouste crue / 5,67 mg
🔹Bœuf haché maigre cru / 4,12 mg
Si votre alimentation est trop faible en zinc. Il faudra dès lors avoir recours à une complémentation !
Comment bien choisir son complément ?
1️⃣ Préférez-le sans excipient et Clean Label, donc composé d’ingrédients naturels et exempt de tout excipient (additifs synthétiques aux effets négatifs sur la santé tel que le dioxyde de titane, le dioxyde de silice et le stéarate de magnésium).
2️⃣ Evaluez le rapport quantité de Zinc // prix
3️⃣ Préférez un Bisglycinate de Zinc. Sa biodisponibilité est supérieure à celle des autres formes (absorption 3,2 fois plus importante qu’avec de l’oxyde de zinc et du picolinate de zinc).
Y a-t-il des risques en cas d’excès de zinc ?
Comme toutes choses, un excès de Zinc n’est jamais recommandé. Il affecte les défenses immunitaires, diminue le taux de HDL-Cholestérol et augmente le stress oxydatif (alors qu’il le réduit si pris à dose nutritionnelle) en réduisant l’activité de la superoxyde dismutase.
Une étude AREDS a révélée qu’une supplémentation de 80 mg de Zinc par jour pendant plus de 6 ans, a entraînée des hospitalisations pour troubles génito-urinaires2.
Zinc et médicaments :
Certain médicaments peuvent abaisser le taux de zinc dans l’organisme. Lesquels ?
– les anticonvulsivants
– certains médicaments vasodilatateurs (inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine);
– les contraceptifs oraux;
– l’hormonothérapie de remplacement;
– les diurétiques de la classe des thiazidiques;
– les agents chélateurs comme la pénicillamine ou le DTPA;
– les antiacides.
Prévoir 2 heures d’intervalle entre la prise de suppléments de zinc et celle des produits suivants : antiacides, antibiotiques de la famille des fluoroquinolones et des tétracyclines.
Consulter un médecin avant de prendre des suppléments de zinc en même temps qu’un diurétique d’épargne potassique.
Nutri-Logics Cedric Lapauw
1 L’immunité innée est la première barrière de défense contre les agents pathogènes ; elle assure aussi une surveillance vis-à-vis de l’apparition de tumeurs. C’est une réponse immunitaire immédiate qui se déclenche en l’absence d’immunisation préalable. Elle est en grande partie assurée par les anticorps naturels, par des cellules phagocytaires et des lymphocytes NK (natural killer) qui ne possèdent pas de récepteurs spécifiques de l’antigène (agresseur). Contrairement à l’immunité innée, l’immunité adaptative provient de la reconnaissance d’un antigène par des lymphocytes B ou T dotés de récepteurs spécialisés, ce qui entraîne leur prolifération et leur différenciation. Mais cette distinction entre immunité innée et immunité adaptative est un peu caricaturale et il existe en réalité des voies de passage entre ces deux réponses immunes. (source : lanutrition.fr)
2 The Age-Related Eye Disease Study 2 (AREDS2) Research Group. Lutein + zeaxanthin and omega-3 fatty acids for age-related macular degeneration: the Age-Related Eye Disease Study 2 (AREDS2) randomized clinical trial. JAMA. 2013; 309: 2005-15.
lanutrition.fr, Dr Zev Zelenko, Amin Gasmi.

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