Quelle alimentation proposer aux patients présentant une stéatohépatite non-alcoolique ?


La maladie stéatosique du foie liée à une dysfonction métabolique (MAFLD) touche un quart de la population mondiale, dont certains d’entre eux évolueront vers une forme plus sévère appelée stéatohépatite non-alcoolique (NASH). Le principal facteur menant à cette pathologie est une alimentation déséquilibrée. Aucun traitement médicamenteux n’est reconnu à ce jour. Seule la prise en charge hygiénodiététique permet une amélioration des lésions histologiques de la NASH grâce à une perte de poids. Néanmoins, l’efficacité des régimes standards, la compliance des patients et la capacité à maintenir la perte de poids à long terme sont des difficultés fréquemment rencontrées. Dans cet article, nous analysons les données scientifiques récentes de différents types d’alimentation (régime méditerranéen, jeûne intermittent, régime cétogène) permettant d’apporter des bénéfices hépatiques et parfois extrahépatiques. Les inconvénients ou limites possibles sont également discutés. Le bénéfice éventuel d’autres stratégies nutritionnelles (café, acides gras oméga-3, polyphénols…) est finalement présenté. Le changement de mode alimentaire peut, dès lors, être adapté aux attentes du patient et occasionner des bénéfices indépendamment de la perte de poids.

Le régime méditerranéen (RM)

Celui-ci se compose d’un apport élevé en fruits et légumes, oléagineux (noix, amandes…) et céréales complètes, légumineuses, huile d’olive, assaisonnement par des herbes et épices, d’un apport modéré à élevé en poissons et fruits de mer, d’un apport faible en viandes rouges et transformées et en vin, ainsi que très peu d’autres produits transformés, de sucreries et de sodas [13] (Fig. 1). L’association de tous ces éléments crée un effet bénéfique sur la santé générale du patient. En effet,

Une perte de poids est-elle indispensable ?

On sait désormais qu’il existe des liens importants entre la composition de l’alimentation et le développement ou la régression de la pathologie hépatique indiquant que la restriction et la perte de poids ne sont pas les seules possibilités thérapeutiques [32]. Par exemple, une consommation élevée d’acides gras polyinsaturés ou saturés induit des effets distincts sur le foie et le tissu adipeux abdominal [33], ainsi que sur l’insulinosensibilité [34]. Le profil de glucides ingérés a également

Quelle consommation de boissons alcoolisées autoriser ?

La maladie alcoolique du foie (ALD), avec la maladie hépatique stéatosique non-alcoolique (NAFLD), sont les deux causes principales de maladie chronique hépatique. À l’origine, la NAFLD, par définition, excluait une consommation importante de boissons alcoolisées estimée à > 30 g/j (ou > 210 g/semaine) pour les hommes et > 20 g/j (ou > 140 g/semaine) pour les femmes. Désormais, le terme « MAFLD » est préféré, comme diagnostic positif [39], [40]. Ces deux maladies ALD et MAFLD peuvent en effet coexister.

La vitamine E

Une supplémentation avec de fortes doses de vitamine E est toujours considérée comme un traitement possible et disponible de la NASH [2]. Les résultats positifs proviennent d’une étude randomisée contrôlée ayant montré une efficacité sur la stéatose et l’inflammation à l’histologie (comparée au placebo) [50]. Cependant, il est à noter que les patients inclus ne présentaient ni diabète, ni cirrhose, qu’aucun effet sur la fibrose n’a été détecté malgré deux ans de traitement et que la toxicité de

Conclusion

À l’heure actuelle, seule l’étude d’Eduardo Vilar–Gomez [8] a l’avantage d’avoir évalué la NASH par biopsie et démontre l’impact de l’amplitude de la perte de poids sur l’histologie hépatique. Aucune étude n’évalue le bénéfice d’autres régimes (comme le RM, le JI ou le RC) sur l’évolution histologique de la NASH, rendant la comparaison des résultats plus difficile. Malgré le fait que la perte de poids semble être centrale, de nombreuses données, en particulier issues d’études de qualité avec

SOURCE : Quelle alimentation proposer aux patients présentant une stéatohépatite non-alcoolique ? – ScienceDirect

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