Nutrition et grossesse : du marché au bébé


L’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité constitue un problème de santé publique partout dans le monde.

La malnutrition se définit aussi par un déséquilibre alimentaire, notamment par une consommation inappropriée en vitamines, minéraux, protéines et lipides. De nombreux hommes et femmes en âge de procréer rencontrent des problèmes de fertilité. Les conséquences d’une malnutrition maternelle ou paternelle ne s’arrêtent pas à l’altération de la qualité des gamètes ; elles ont un impact sur le développement du conceptus, avec des conséquences sur la santé des enfants à long terme. L’environnement maternel pendant la période périconceptionnelle peut modifier la structure et/ou les fonctions de différents organes du fœtus : on parle alors de programmation fœtale. Le fœtus devenu adulte aura alors une susceptibilité à développer certaines pathologies, par exemple des maladies métaboliques. La notion d’empreinte nutritionnelle maternelle est un phénomène connu sous le terme de Developmental origins of health and diseases (DOHAD ou origine développementale des maladies de l’adulte). La notion d’empreinte nutritionnelle paternelle est en train d’émerger.
Les habitudes alimentaires sont des facteurs importants qui, en plus d’avoir un impact sur la fertilité des hommes et des femmes, peuvent avoir des effets à long terme sur la santé de leurs enfants et même sur les générations futures. L’éducation alimentaire est une priorité et devrait se faire dès le plus jeune âge. Les mécanismes de programmation fœtale ne sont pas encore tous élucidés mais le stress oxydatif et les modifications épigénétiques semblent tenir un rôle important dans ces processus.
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