Nutrition chez les patients gravement malades atteints de COVID-19: défis et considérations spéciales


La Société européenne pour la nutrition clinique et le métabolisme (ESPEN) a récemment publié des lignes directrices pour la gestion nutritionnelle des personnes infectées par le SRAS-CoV-2, qui comprennent des recommandations pour les patients hospitalisés dans l’unité de soins intensifs

Bien que ces recommandations fournissent des orientations générales pour la nutrition des patients gravement malades atteints de COVID-19, les médecins ont rencontré des défis sans précédent pour fournir une nutrition adéquate à cette population de patients.
Les chercheurs ont voulu brièvement décrire certaines des considérations et des défis uniques liés à la nutrition de la population COVID-19 gravement malade qui n’ont pas été abordés dans les récentes directives:
• Près de la moitié des patients gravement malades atteints de COVID-19 développent une hypomotilité gastro-intestinale qui se traduit par une intolérance à l’alimentation entérale pendant au moins 24 h. Plus de la moitié de ces patients présentent des signes cliniques ou radiographiques d’un iléus / pseudo-obstruction.
• Pour les patients avec des résidus gastriques supérieurs à 500 ml, les directives ESPEN recommandent la mise en place d’une sonde d’alimentation post-pylorique dès que possible.
Cependant, le placement de la sonde d’alimentation post-pylorique n’est pas anodin chez les patients gravement malades atteints de COVID-19.
En raison des défis liés à l’aspiration chez le patient sujet, les médecins ont opté pour une alimentation continue par sonde malgré les avantages potentiels de l’alimentation par sonde bolus chez les patients gravement malades.
Les avantages potentiels de l’alimentation par sonde bolus chez les patients gravement malades atteints de COVID-19 et le risque d’aspiration associé justifient une étude plus approfondie.
Une attention particulière au remplacement des électrolytes lors de la ré-alimentation est nécessaire tout en minimisant l’exposition au personnel.
Ces lignes directrices pourraient inclure des recommandations pour le test d’absorption, une tolérance réduite aux résidus gastriques élevés en raison du risque d’aspiration, l’initiation précoce de la PN pour atteindre les objectifs nutritionnels et une vigilance accrue dans la surveillance du syndrome de réalimentation et des complications associées.
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