L’intestin un organe endocrine : de la physiologie aux implications thérapeutiques en nutrition


Le tractus gastro-intestinal produit une très grande diversité de peptides et peut être considéré comme la plus grande et la plus complexe des glandes endocrines.

Depuis la découverte de la sécrétine, plus de 30 gènes codant pour des pro-hormones ont été identifiés et, du fait d’épissages alternatifs et/ou de maturations post-traductionnelles, ils permettent la production et la sécrétion de plus de 100 peptides actifs différents. Ces hormones intestinales, appelées également entérohormones, exercent de nombreux effets sur le tractus gastro-intestinal lui-même mais également à distance (cerveau, pancréas, foie…) participant au contrôle de l’entrée des nutriments dans l’organisme, de la prise alimentaire, de l’homéostasie glucidique. Les entérohormones sont produites par les cellules entéroendocrines dispersées le long du tractus gastro-intestinal et sécrétées en réponse à des signaux luminaux mais également endocrines, paracrines, et neuronaux. La fonction entéroendocrine est altérée au cours de la dénutrition ou de l’obésité. La chirurgie bariatrique, principal traitement des obésités sévères, et la résection étendue de l’intestin grêle menant au syndrome de grêle court, principale cause d’insuffisance intestinale, induisent des modifications importantes des secrétions de plusieurs entérohormones.

Cette revue résume les dernières connaissances en physiologie de la fonction endocrine intestinale (les cellules entéroendocrines, les signaux les stimulant, les principaux rôles des entérohormones) mais aussi lors de pathologies nutritionnelles (obésité, dénutrition) et les possibles approches pour cibler cette fonction à des fins thérapeutiques.

Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0985056222000140

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