Détermination des effets des fractions d’écorce de cannelle sur Candida albicans et les cellules épithéliales buccales


Candida albicans est un pathogène opportuniste qui provoque des candidoses buccales et des stomatites dentaires.

Il a également été signalé comme infectant les lésions de mucosite buccale chez les patients souffrant d’un cancer de la tête et du cou et recevant des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Cette étude visait à étudier les effets de deux fractions d’écorce de cannelle, à savoir une huile essentielle et un extrait aqueux enrichi en proanthocyanidines (Cinnulin PF®) sur la croissance, la formation de biofilms et les propriétés d’adhérence de C. albicans ainsi que sur les cellules épithéliales buccales (intégrité de la barrière, réponse inflammatoire).
Un test de dilution en microplaque a été utilisé pour déterminer les propriétés antifongiques et anti-biofilm. Un test de fluorescence a été utilisé pour déterminer l’adhérence de C. albicans aux cellules épithéliales orales. La cytotoxicité envers les cellules épithéliales orales a été évaluée par la détermination de l’activité métabolique des cellules. L’intégrité de la jonction serrée des kératinocytes gingivaux a été évaluée par la détermination de la résistance électrique transépithéliale. La sécrétion d’IL-6 et d’IL-8 par les cellules épithéliales orales stimulées par le TNFα a été quantifiée par ELISA.
Alors que Cinnulin PF® n’a pas réduit la croissance de C. albicans, l’huile d’écorce de cannelle a présenté une activité antifongique élevée avec des concentrations minimales inhibitrices et des concentrations minimales fongicides comprises entre 0,039 et 0,078 %. L’huile de cannelle était également active contre un biofilm préformé de C. albicans. Il est intéressant de noter que Cinnulin PF® a empêché la formation du biofilm par C. albicans et a atténué son adhésion aux cellules épithéliales buccales. À leurs concentrations efficaces, l’huile de cannelle et la Cinnulin PF® n’ont présenté aucune cytotoxicité significative contre les cellules épithéliales orales. Dans un modèle in vitro, les deux fractions de cannelle ont renforcé l’intégrité de la barrière épithéliale orale. Enfin, Cinnulin PF® a inhibé la sécrétion d’interleukine-6 et d’interleukine-8 par les cellules épithéliales orales stimulées par le TNF-α.
Par leur capacité à atténuer la croissance, la formation de biofilms et les propriétés d’adhérence de C. albicans, à renforcer la fonction de barrière épithéliale et à exercer des propriétés anti-inflammatoires, les deux fractions de cannelle (huile essentielle, Cinnulin PF®) étudiées dans cette étude pourraient être des agents prometteurs pour le traitement des infections buccales impliquant C. albicans.
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