Déficits en micronutriments dans le surpoids et l’obésité : conséquences métaboliques et cliniques


Les déficits en micronutriments, préexistants chez le sujet en surpoids en raison de mauvaises habitudes alimentaires, contribuent aux dysfonctionnements métaboliques induits par l’obésité ou en sont aggravés.

Ainsi, les déficits en zinc, sélénium, chrome, vitamines C et D sont impliqués dans l’insulinorésistance, ceux en zinc, sélénium, fer et vitamine D dans l’inflammation, ceux en zinc, sélénium, vitamines C et E et caroténoïdes dans le stress oxydant alors que les déficits en vitamines du groupe B, en vitamine D et en fer le sont dans la baisse du rendement énergétique et ceux en vitamines B9 et B12 dans les défauts de méthylations. Ces déficits augmentent les risques de pathologies comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et inflammatoires ou les altérations neurologiques.
Le dépistage des déficits micronutritionnels et leur prise en charge devraient être systématique pour les obèses malgré l’absence regrettable de recommandations nutritionnelles spécifiques pour ce groupe pourtant croissant de la population à risque de déficits, en particulier pour les candidats, de plus en plus nombreux, à une chirurgie bariatrique.
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