Une nouvelle façon pour contrer l’allergie au blé ?


Le blé est une source majeure de nutrition, mais chez les personnes sensibles, il peut susciter des réactions immunitaires inappropriées. L’allergie au blé et la sensibilité au blé non cœliaque sont causées par diverses protéines de blé, notamment les inhibiteurs de trypsine alpha-amylase (ITA). Ces protéines, comme les protéines du gluten qui peuvent causer la maladie cœliaque, sont incomplètement digérées dans l’estomac de sorte que les épitopes immunogènes atteignent le système digestif inférieur où ils déclenchent la réponse immunitaire indésirable. Le seul traitement totalement efficace de ces réactions immunitaires consiste à éliminer l’aliment déclencheur du régime alimentaire, bien qu’une consommation par inadvertance ou accidentelle puisse encore provoquer des symptômes débilitants chez les personnes sensibles. L’une des approches utilisées consiste à empêcher les protéines causales de provoquer une réaction immunitaire en améliorant leur digestion à l’aide de compléments digestifs protéases qui agissent dans l’estomac ou l’intestin, les clivant pour prévenir ou éteindre la réponse immunitaire nocive. Dans cette étude, un supplément digestif enrichi en caricaïne, une enzyme naturellement présente dans le latex de papaye et conçue à l’origine pour agir contre les protéines du gluten, a été évalué pour sa capacité à digérer les AI du blé. L’efficacité de la digestion a été mesurée quantitativement par chromatographie liquide-spectrométrie de masse, y compris l’examen des sites de clivage et des produits peptidiques. Les produits peptidiques ont été mesurés au cours d’une digestion dans des conditions qui imitent la digestion gastrique in vivo, avec l’utilisation de pepsine seule ou en combinaison avec le supplément pour tester les effets additifs. La détection de divers sites de clivage dans les échantillons traités par le supplément de caricaine suggère la présence de plusieurs enzymes protéolytiques qui agissent en synergie. La caricaïne a montré une action rapide in vitro contre les ITA immunogènes connues, indiquant son utilité pour la digestion des ITA du blé dans le tube digestif supérieur.

Source :https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fnut.2022.977206/full

Insuline et dénutrition


La dénutrition représente l’état d’un organisme en déséquilibre nutritionnel, le plus souvent caractérisé par un bilan énergétique et/ou protéique négatif. Il est important de prévenir, de dépister et de traiter la dénutrition protéique qui est un facteur indépendant de morbi-mortalité. En effet, la réduction de la masse maigre correspond à un état de dénutrition, situation extrêmement délétère pour les individus, et qui contribue à la morbidité et à la mortalité des sujets atteints, le plus souvent âgés [1], [2], mais également jeunes [3], [4].

La dénutrition peut être observée dans de nombreuses situations, comme les défauts d’apport, les défauts d’absorption, ou la non-couverture des besoins énergétiques élevés. Il a été montré que les diabètes déséquilibrés provoquent également une dénutrition protéique. Ceci est en partie expliqué par une réduction de la disponibilité en insuline (diabète carencé en insuline) et/ou une diminution de l’action de cette hormone (diabète insulinorésistant) sur les muscles squelettiques. Par ces actions, on peut se poser la question : l’insulinothérapie a-t-elle un effet bénéfique lors du traitement de la dénutrition ? Il semble donc intéressant d’étudier en détails les voies moléculaires impliquées dans la progression de cette sarcopénie, ainsi que les études cliniques disponibles, afin d’envisager des perspectives thérapeutiques.

Les actions anaboliques de l’insuline sur le muscle squelettique
L’insuline est l’hormone anabolique par excellence. Lors de sa sécrétion en situation postprandiale, l’insuline permet le stockage des glucides dans les tissus insulinodépendants, les acides gras dans les adipocytes et les acides aminés dans les muscles squelettiques. En plus de son rôle dans la captation musculaire des nutriments, l’insuline joue un rôle clé dans la croissance musculaire. Loin des repas, la diminution progressive de l’insulinémie et la stabilité de la glucagonémie (voire sa

La dénutrition protéique
La sarcopénie correspond à une perte de masse musculaire et est fréquemment observée chez les personnes âgées. Elle peut également être observée à tout âge lorsque les besoins énergétiques dépassent les apports [13]. Les muscles représentent, en moyenne, entre 40 et 50 % de la masse maigre chez un individu. La prévalence de ce trouble est également possible dans le cadre de l’obésité, on parle « d’obésité sarcopénique ». Dans ce cas, les régimes stricts réalisés préalablement au cours de la vie

Sarcopénie de la personne âgée
Nous avons vu précédemment que l’insuline, ainsi que l’activité physique, jouent un rôle important dans le métabolisme et la croissance des muscles squelettiques. Néanmoins, chez les personnes âgées, la réponse anabolique musculaire à la suite d’une activité physique est altérée [16]. Durant les 24 h postexercice, la synthèse de protéines musculaires est fortement réduite chez ces individus par rapport à des sujets plus jeunes [17]. Une hypothèse expliquant cette altération est une diminution de

Le déséquilibre du diabète comme cause de sarcopénie
Outre le vieillissement, d’autres phénomènes chroniques peuvent fortement altérer l’anabolisme protéique, comme l’hyperglycémie chronique. En cas de diabète de type 1 (DT1), on sait que l’insuffisance du contrôle de la glycémie par l’insuline expose à des réductions du poids corporel. Dans ce cas de carence en insuline, au diagnostic (syndrome cardinal) ou lors du traitement chronique, une réduction de la masse musculaire est constamment présente, comme l’attestent des études de composition

Effets de l’insulinothérapie sur le poids
L’insulinothérapie a sa place, soit en cas de carence absolue en insuline, soit en cas de déséquilibre du diabète, soit en cas de contre-indication (en particulier rénale) des traitements habituels. Les éléments que nous avons vus concernant les effets physiologiques musculaires de l’insuline expliquent que la question des effets thérapeutiques bénéfiques de l’insulinothérapie sur la composition corporelle puisse être logiquement posée. Les données disponibles dans la littérature sur les effets

Effets de l’insulinothérapie sur la sarcopénie de la personne âgée
Jusqu’à une date récente, l’équilibration du diabète passait parfois au second plan chez les personnes âgées face à des comorbidités sévères ou une dégradation de l’état général dont les prises en charge semblaient prioritaires. De plus, l’insulinothérapie est sous-utilisée dans cette tranche d’âge de peur d’induire des contraintes inacceptables chez le patient et sa famille et des hypoglycémies. Or, l’espérance de vie augmentant, il n’est plus rare d’observer de plus en plus fréquemment en

En conclusion, l’analyse actuelle de la littérature est pauvre en essai clinique permettant de montrer avec un niveau de preuves suffisant que l’insulinothérapie seule a des effets bénéfiques sur la sarcopénie de la personne âgée. À l’inverse, l’apport suffisant et répété en protéines est indispensable pour le maintien de la masse maigre (chez la population âgée diabétique ou non) et l’effet de cet apport sera d’autant plus efficace qu’une activité physique y sera associée. Si l’on considère

Source :https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1957255722001717

L’exercice : Un moyen possiblement efficace d’améliorer l’état nutritionnel en vitamine D


La carence en vitamine D est devenue un problème de santé publique très répandu en raison de ses effets néfastes potentiels sur la santé. En général, le statut nutritionnel de la vitamine D dépend de l’exposition au soleil et de l’apport alimentaire ou complémentaire. Cependant, des études récentes ont montré que l’exercice physique pouvait influencer les taux de 25(OH)D circulants, bien que les résultats ne soient pas concluants. Dans cette revue, nous nous sommes concentrés sur l’effet de l’exercice sur les métabolites circulants de la vitamine D et leurs mécanismes possibles. Nous avons constaté que l’exercice d’endurance peut augmenter de manière significative les taux sériques de 25(OH)D chez les personnes présentant une carence en vitamine D, mais n’a pas d’effet significatif chez les personnes présentant une carence en vitamine D. Cet avantage n’a pas été observé avec l’exercice de résistance. Ce bénéfice n’a pas été observé avec l’entraînement de résistance. Seul l’exercice d’endurance chronique peut augmenter de manière significative le taux sérique de 1,25(OH)2D, et l’effet peut dépendre du sexe. L’exercice peut influencer les niveaux de 25(OH)D dans la circulation en régulant soit les métabolites de la vitamine D stockés dans les tissus, soit l’utilisation par les tissus cibles. Les effets de l’exercice sur les taux de 25(OH)D dans la circulation peuvent dépendre de nombreux facteurs, tels que l’état nutritionnel en vitamine D, le type et l’intensité de l’exercice, et le sexe. Par conséquent, des recherches supplémentaires sur les effets et les mécanismes de l’exercice sur les métabolites de la vitamine D sont nécessaires.

Source :https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35807833/

Corrélation entre l’obésité, les habitudes alimentaires et la pression sanguine et l’acide urique


Les taux de prévalence de l’hyperuricémie et de la goutte sont en augmentation. Les études cliniques des facteurs de risque liés à l’hyperuricémie contribuent à la détection précoce, à la prévention et à la gestion de l’hyperuricémie et de la goutte. Des recherches en cours examinent l’association de l’obésité, des habitudes alimentaires et de la pression artérielle (PA) avec l’acide urique sérique (sUA).

Une étude transversale a été menée sur la base de la National Health and Nutrition Examination Survey. Les expositions comprenaient l’indice de masse corporelle (IMC), les habitudes alimentaires et la pression artérielle. La variable de résultat était le niveau de sUA. Les modèles de régression linéaire multivariés pondérés et les ajustements de courbes lisses ont été utilisés pour évaluer l’association de l’IMC, des habitudes alimentaires et de la pression artérielle avec l’ASU.

Il y avait une corrélation significativement positive entre l’IMC et le sUA (β = 0,059, IC 95 % : 0,054 à 0,064, P < 0,00001). Les individus en surpoids et obèses avaient des niveaux de sUA plus élevés que ceux ayant un IMC normal (β = 0,451, IC 95 % : 0,357 à 0,546, P < 0,00001 ; β = 0,853, IC 95 % : 0,760 à 0,946, P < 0,00001 ; respectivement). L’apport énergétique alimentaire était positivement corrélé à la sUA (β = 0,000, IC 95 % : 0,000 à 0,000, P = 0,01057). L’apport alimentaire en glucides et en fibres était négativement corrélé avec l’ASU (β = – 0,001, IC à 95 % : – 0,002 à – 0,000, P < 0,00001 ; β = – 0,008, IC à 95 % : – 0,011 à – 0,004, P = 0,00001 ; respectivement). De plus, la PA systolique était positivement corrélée à la sUA (β = 0,006, IC 95 % : 0,003 à 0,009, P = 0,00002). Cependant, aucune différence statistique n’a été trouvée concernant les associations entre l’apport alimentaire en sucres totaux, en protéines, en graisses totales, en cholestérol et la PA diastolique avec la sUA.

L’enquête transversale actuelle d’un échantillon national représentatif de participants américains a montré que l’IMC, l’apport énergétique alimentaire et la pression artérielle systolique étaient positivement corrélés avec les niveaux de sUA ; l’apport en glucides alimentaires et en fibres était négativement corrélé avec les niveaux de sUA. Ces résultats pourraient être utiles pour la gestion et le traitement de l’hyperuricémie et de la goutte.

source :https://bmcendocrdisord.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12902-022-01112-5

Un nouvel édulcorant hypocalorique pourrait aussi améliorer la santé intestinale


Si l’on en croit la grande variété de sodas, de bonbons et de produits de boulangerie vendus dans le monde entier, il est clair que les gens aiment leurs friandises. Mais consommer trop de sucre blanc de table ou d’édulcorant artificiel peut entraîner des problèmes de santé. Dans leur quête d’un meilleur édulcorant, les chercheurs du Journal of Agricultural and Food Chemistry de l’ACS ont découvert un mélange hypocalorique aussi sucré que le sucre de table et qui, dans des expériences en laboratoire, nourrit les “bons” microbes intestinaux.

Les édulcorants artificiels ont explosé en popularité parce qu’ils permettent aux gens de consommer des sucreries sans les calories. Cependant, bien qu’ils soient considérés comme sûrs pour la consommation humaine, des études menées sur des animaux et des humains suggèrent que certains d’entre eux peuvent stimuler l’appétit, entraînant une augmentation de la consommation alimentaire et une prise de poids, ainsi que d’autres effets négatifs sur la santé. C’est pourquoi les chercheurs se sont tournés vers l’étude de substances hypocaloriques ou extrêmement sucrées provenant de sources naturelles comme substituts possibles. Par exemple, les galactooligosaccharides – que l’on trouve dans le lait des mammifères – sont des sucres hypocaloriques à activité prébiotique qui peuvent constituer une source d’énergie pour les microbes intestinaux bénéfiques, mais ils ne sont pas assez sucrés pour remplacer le sucre de table. Par ailleurs, les extraits du fruit du luo han guo contiennent des mogrosides, des composés 200 à 300 fois plus sucrés que le sucre de table. Mais ces extraits ont parfois un goût désagréable, qui peut être éliminé par des enzymes. F. Javier Moreno et ses collègues ont donc voulu tirer parti des meilleurs aspects de ces deux substances naturelles, en utilisant des enzymes pour modifier les mogrosides tout en produisant simultanément des galactooligosaccharides pour un tout nouvel édulcorant hypocalorique.

Les chercheurs ont commencé par le lactose et le mogroside V (le principal mogroside du fruit luo han guo). Lorsqu’ils ont ajouté des enzymes β-galactosidase, les chercheurs ont obtenu un mélange contenant principalement des galactooligosaccharides et une petite quantité de mogrosides modifiés. Un panel sensoriel entraîné a signalé que la nouvelle combinaison avait un pouvoir sucrant similaire à celui du saccharose (sucre de table), ce qui suggère qu’elle pourrait être acceptable pour les consommateurs. Dans des expériences en éprouvette, le nouvel édulcorant a augmenté les niveaux de plusieurs microbes bénéfiques de l’intestin humain, notamment les espèces bactériennes Bifidobacterium et Lactobacillus. En outre, l’augmentation des métabolites produits par les bactéries, tels que l’acétate, le propionate et le butyrate, indique que le mélange pourrait avoir un effet prébiotique sur le microbiome intestinal. Selon les chercheurs, ce nouvel édulcorant est prometteur au vu de ces premières analyses, et leur prochaine étape consistera à étudier de plus près l’impact de la substance sur la santé intestinale de l’homme.

Source ;https://www.acs.org/content/acs/en/pressroom/newsreleases/2022/august/new-low-calorie-sweetener-could-improve-gut-health.html

Supplémentation en arginine et glutamine sur les taux de transthyrétine chez les grands brûlés


L’objectif de cette étude était d’examiner l’influence d’une supplémentation en immunomodulateurs arginine et glutamine sur les niveaux de transthyrétine chez les patients brûlés.

Cette revue systématique a suivi le protocole proposé et enregistré dans PROSPERO (CRD42021239526) et a été réalisée en suivant la liste de contrôle PRISMA pour les revues systématiques. Quarante-quatre études ont été évaluées. Sur ces 44, nous en avons inclus 6 pour une analyse complète.

Dans cinq des six essais cliniques, la glutamine était l’immunomodulateur le plus utilisé (0,5 g-kg-d-1 ou 12-14 g/j), suivie par l’arginine dans trois des essais cliniques (10-14 g/j chez les adultes ou 2% de la valeur énergétique totale chez les enfants). Selon les conclusions de ces études, les patients ayant reçu l’un ou l’autre de ces suppléments ont présenté les résultats suivants : augmentation des valeurs de la transthyrétine, de la réponse lymphoproliférative et de la glutamine sérique, ainsi qu’un séjour plus court dans l’unité de soins intensifs, une réduction significative des valeurs de la protéine C-réactive et une tendance à une guérison plus rapide des brûlures par rapport aux groupes témoins.

Au vu du contenu de la présente revue, il est possible d’affirmer que la supplémentation en immunomodulateurs chez les patients brûlés est une stratégie efficace pour leur traitement, et que l’offre nutritionnelle adéquate peut être un prédicteur d’une issue favorable. Cependant, en ce qui concerne l’augmentation des valeurs de la transthyrétine, ce résultat doit être considéré avec réserve car les valeurs peuvent être modifiées par l’activité inflammatoire, et pas nécessairement liées à l’utilisation d’un supplément.

Les détails par ici :https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0899900722000703

Le zinc peut-il contribuer à la prise en charge du diabète de type 2 ?


Le zinc est un nutriment important qui peut aider le système immunitaire et réduire le risque de certaines maladies. Certaines données suggèrent que le zinc pourrait être bénéfique pour la gestion du diabète de type 2. D’autres recherches font état d’un lien potentiel entre la carence en zinc et le diabète. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Le diabète de type 2 est la forme la plus courante de diabète, touchant plus de 37 millions d’Américains de Source sûre. Il survient lorsqu’une personne ne réagit pas de manière typique à l’insuline, une hormone qui aide à réguler la glycémie.

Le zinc est un nutriment présent naturellement dans de nombreux aliments, tels que les haricots, la viande et le poisson. On peut également le prendre sous forme de complément alimentaire. Il contribue à soutenir un certain nombre de fonctions dans l’organisme, notamment le système immunitaire, car il possède des propriétés antioxydantes. Bien que les carences en zinc soient rares aux États-Unis, elles peuvent survenir si le régime alimentaire d’une personne est insuffisant.

En raison des avantages possibles du zinc pour la santé, certaines données indiquent qu’il pourrait avoir un effet protecteur contre le diabète et améliorer le pronostic des personnes atteintes de cette maladie.

Dans cet article, les chercheurs examinent le lien potentiel entre le diabète et le zinc, notamment la question de savoir si le zinc peut aider à gérer le diabète de type 2.

Source :https://www.medicalnewstoday.com/articles/zinc-and-diabetes-type-2

Quels aliments renforcent le système immunitaire ?


Les aliments peuvent-ils renforcer le système immunitaire ? Si cette idée vous a déjà traversé l’esprit, vous n’êtes pas le seul. Lorsqu’il s’agit de prévenir les infections, nous connaissons en gros la marche à suivre. Se laver les mains soigneusement. Assainir les surfaces. Rester à la maison si l’on ne se sent pas bien. Mais nous sommes nombreux à ne pas savoir quoi manger pour éviter que notre corps ne tombe constamment malade.

Il est facile de devenir la proie des astuces marketing déployées par les marques alimentaires. Après tout, il est réconfortant de penser qu’il existe un seul super aliment ou complément qui peut surcharger notre immunité et résoudre tous nos problèmes de santé. Mais en réalité, c’est beaucoup plus compliqué que cela.

Il est tout à fait vrai que certaines vitamines peuvent renforcer notre système immunitaire. Mais en même temps, notre corps est une machine complexe avec des besoins sophistiqués. S’en tenir à une alimentation saine et équilibrée peut être bien plus bénéfique pour notre santé que de prendre des suppléments vitaminiques. Si vous souhaitez savoir si les aliments peuvent réellement renforcer le système immunitaire, poursuivez votre lecture. Nous allons voir ici ce qu’il faut manger et comment le faire pour rester en forme et en bonne santé.

Fruits

Les fruits sont l’un des groupes d’aliments les plus riches en nutriments. Regorgeant de vitamines, de minéraux et de nombreux composés biologiquement actifs, ils peuvent renforcer considérablement vos défenses immunitaires. Chaque type de fruit a quelque chose à offrir à votre santé et à votre bien-être. Pour en tirer le meilleur parti, veillez à inclure tout un arc-en-ciel de plantes dans votre alimentation.

Cela dit, certains fruits peuvent avoir des propriétés immunoprotectrices plus fortes que d’autres. Les agrumes, tels que les oranges, les citrons et les limes, sont un parfait exemple d’aliments qui peuvent renforcer le système immunitaire. Ils sont connus pour être l’une des meilleures sources de vitamine C, un nutriment couramment utilisé pour traiter les infections virales et bactériennes. Mais ce n’est pas le seul composant qui les rend si efficaces. Les agrumes sont également riches en flavonoïdes, notamment en hespéridine. L’hespéridine est un puissant antioxydant qui combat les inflammations et les virus respiratoires. Selon un article paru dans Frontiers of Immunology, la consommation régulière de jus d’agrumes peut augmenter le nombre de globules blancs qui combattent les infections et diminuer les niveaux de marqueurs inflammatoires dans l’organisme.

Les baies constituent une autre famille de fruits dont il a été démontré qu’elle favorise un système immunitaire plus sain. De multiples études ont montré que les baies contiennent des propriétés antioxydantes, antimutagènes, antimicrobiennes, anti-inflammatoires et neuroprotectrices.

Légumes

Si vous souhaitez renforcer votre système immunitaire, l’un des meilleurs moyens est d’inclure davantage de légumes dans votre alimentation. Comme les fruits, ce groupe d’aliments fournit une bonne dose de vitamines, de minéraux et de phytonutriments. Ils sont également une excellente source de fibres et de prébiotiques, des composés qui nourrissent les bonnes bactéries vivant dans notre intestin. Le maintien de notre santé intestinale aura à son tour un impact bénéfique sur nos réponses immunitaires. Pour maximiser vos chances de ne pas contracter d’infection, intégrez de nombreux types de légumes différents dans votre alimentation.

Les poivrons rouges et les piments sont une excellente source de vitamine C, presque au même titre que les agrumes. Ils contiennent également un alcaloïde appelé capsaïcine. Selon une étude publiée dans Critical Reviews in Food Science and Nutrition, la capsaïcine possède de fortes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires et, à ce titre, elle a une valeur clinique potentielle pour le soulagement de la douleur, la prévention du cancer et la perte de poids.

Les légumes crucifères, comme le brocoli, le chou, le chou-fleur et les choux de Bruxelles, peuvent également contribuer à renforcer le système immunitaire. Ils contiennent des niveaux élevés de vitamine C et E, ainsi que des composés appelés glucosinolates. Comme le décrit la revue Molecules, il a été démontré que les glucosinolates protègent contre de nombreux types de cancer, notamment le cancer du sein, du cerveau, du sang, des os, du côlon, de l’estomac, du foie, du poumon, de la bouche, du pancréas et de la prostate.

Le brocoli est un autre excellent exemple d’aliment qui peut renforcer votre système immunitaire. En plus de contenir de nombreuses vitamines, des polyphénols et des glucosinolates, il est également une excellente source de substances appelées sulforaphane et quercétine. Selon une étude publiée dans Phytochemistry Reviews, le sulforaphane est fortement impliqué dans la détoxification et la neutralisation des carcinogènes chimiques et des radicaux libres. La quercétine présente également de puissantes propriétés antioxydantes, antiallergiques et antivirales.

Une attention particulière doit également être accordée aux légumes à feuilles vertes, tels que le chou frisé, la laitue et les épinards. Les épinards sont considérés comme l’un des légumes les plus sains. De multiples études ont démontré ses capacités antioxydantes, anticancéreuses, anti-inflammatoires, hypoglycémiques et hypocholestérolémiantes. Il fournit une solide dose de vitamines, de minéraux et de phytonutriments, dont un caroténoïde appelé lutéine. Comme le suggère une étude publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology, il a été démontré que la lutéine stimule la production d’anticorps et combat les infections bactériennes.

Champignons

Les propriétés de renforcement du système immunitaire des champignons suscitent un intérêt croissant. Ce groupe alimentaire fournit une bonne quantité de sélénium et de vitamines B, qui jouent tous deux un rôle important dans notre santé immunitaire. En outre, les champignons contiennent une série de protéines immunomodulatrices et anticancéreuses hautement spécifiques, comme le décrit le Journal of Autoimmunity.

De nombreux types de champignons sont bénéfiques pour notre santé, mais récemment, l’attention s’est particulièrement portée sur les champignons shiitake. Selon le Journal of the American College of Nutrition, la consommation régulière de shiitake améliore considérablement la production de globules blancs et d’anticorps dans l’organisme.

Les aliments fermentés

Les aliments et boissons fermentés ont une longue histoire. Ils ont été parmi les premiers produits alimentaires transformés consommés par les humains – et ce pour de nombreuses bonnes raisons. Le processus de fermentation améliore la durée de conservation, la sécurité et la saveur des aliments comme le yaourt, les cornichons, la choucroute ou le kimchi. Il renforce également leurs propriétés nutritionnelles.

De nombreux aliments fermentés contiennent des souches de bactéries vivantes bénéfiques, souvent appelées probiotiques. Selon une étude publiée dans la revue Food Control, les probiotiques peuvent stimuler la fonction du système immunitaire en renforçant la toxicité des cellules tueuses naturelles, en régulant la production de cytokines pro-inflammatoires et en augmentant le nombre de globules blancs.

Fruits de mer

Lorsqu’il est question d’aliments qui renforcent le système immunitaire, les fruits de mer ne sont peut-être pas la première chose qui vous vient à l’esprit. Pourtant, ce groupe alimentaire a beaucoup à offrir. Le poisson gras, par exemple, est une excellente source d’acides gras oméga-3, de mélatonine, de tryptophane et de polyamines. Selon une étude publiée dans Frontiers in Nutrition, la consommation régulière de poisson peut conduire à une meilleure santé intestinale et à une réduction du risque de développer des maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le psoriasis.

Les crustacés – y compris les crevettes, les homards, les huîtres, les moules, les coquilles Saint-Jacques, les palourdes, les crabes, le krill et les escargots – contiennent également des quantités importantes de peptides bioactifs immunostimulants, d’antioxydants, de vitamines et de minéraux. En fait, les huîtres sont l’une des meilleures sources de zinc, qui est lié à la santé immunitaire.

Épices et condiments

Les épices et les condiments sont parfaits pour rehausser la saveur des plats, mais ce n’est pas la seule chose pour laquelle ils sont utiles.

L’ail est un excellent exemple d’aliment qui peut renforcer le système immunitaire. Selon une méta-analyse publiée dans le Journal of Nutrition, l’ail semble stimuler la production et réguler le fonctionnement des globules blancs, des cytokines et des immunoglobulines. Une consommation régulière peut contribuer au traitement et à la prévention des infections respiratoires, de l’ulcère gastrique et même du cancer.

Le gingembre est un autre exemple. Selon l’International Journal of Preventive Medicine, le gingembre a un fort potentiel anti-inflammatoire, antioxydant et anticancéreux.

Qui plus est, le poivre noir pourrait également être capable de renforcer le système immunitaire. En raison de ses propriétés antibactériennes, il est utilisé depuis longtemps comme conservateur alimentaire. Il contient un composé appelé pipérine, qui, selon une étude publiée dans la revue Phytotherapy Research, présente de nombreux avantages pour la santé.

Au cours des dernières années, les chercheurs ont également étudié en profondeur les propriétés immunomodulatrices du curcuma. Des études récentes ont démontré que la curcumine – le principal ingrédient actif du curcuma – présente des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et immunorégulatrices et peut réduire le risque de plusieurs types de cancers.

De nombreux aliments ont la capacité de renforcer le système immunitaire, mais comment s’assurer de les inclure dans votre alimentation ?

Tout d’abord, veillez à privilégier les aliments complets et à cuisiner à partir de zéro. Essayez également d’éviter les aliments ultra-transformés – les produits tels que le pain emballé, les plats préparés au micro-ondes et les céréales pour le petit-déjeuner peuvent sembler sains, mais ils sont généralement dépourvus de nutriments qui renforcent le système immunitaire. Si vous avez un petit creux, essayez de grignoter des agrumes et des baies. Pour les repas plus copieux, essayez d’ajouter à votre assiette une bonne portion de légumes, de champignons, de poissons, de crustacés et d’aliments fermentés. Expérimentez également avec les épices et les condiments.

Il est également bon de s’assurer que vos procédés de cuisson ne détruisent pas les nutriments qui renforcent le système immunitaire. Par exemple, les fruits et légumes sont sensibles à la chaleur, alors ne les faites pas trop cuire. Privilégiez la cuisson à la vapeur et les traitements doux. Selon un article publié dans Food Science and Biotechnology, l’ébullition, la friture et la cuisson prolongées peuvent entraîner une réduction des taux de vitamines C, A, D, E et K, ainsi que des minéraux comme le potassium, le magnésium, le sodium et le calcium. En fait, le brocoli peut perdre jusqu’à 50 % ou plus de sa vitamine C lorsqu’il est bouilli.

Si vous n’êtes pas fan du goût du curcuma ou des champignons, pensez aux compléments alimentaires. De nombreuses marques proposent des extraits de bonne qualité fabriqués à partir d’aliments renforçant le système immunitaire. Il est également relativement facile de faire le plein de probiotiques sous forme de comprimés ou de gélules. Pour de meilleurs résultats, recherchez des produits de qualité contenant plusieurs souches de bactéries différentes. Toutefois, si vous envisagez de modifier votre routine de supplémentation, il est préférable de consulter d’abord votre médecin.

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