Acides gras et arthrose : différents types, différents effets


Points essentiels
•Les différents types d’acides gras ont des effets distincts sur les signes et les symptômes de l’arthrose, comme l’ont constaté des études in vitro et in vivo.

•Des études suggèrent un effet défavorable des acides gras saturés et des acides gras poly-insaturés oméga 6, avec une augmentation des marqueurs pro-inflammatoires et pro-apoptotiques.
•Les acides gras poly-insaturés oméga 3 ont été associés à une diminution des marqueurs de l’inflammation et de la dégradation dans des chondrocytes et des synoviocytes.
•Des études interventionnelles menées chez l’animal et chez l’être humain ont montré que les acides gras poly-insaturés oméga 3 ont des effets bénéfiques sur les symptômes et les anomalies structurales de l’arthrose.
•Il existe peu d’études interventionnelles chez l’être humain à ce jour, aussi des recherches de haute qualité sont-elles nécessaires pour pouvoir établir des conclusions solides.
L’association entre obésité et arthrose a un temps été considérée comme résultant uniquement d’une augmentation des charges mécaniques, mais il est probable que des facteurs systémiques interviennent également dans la physiopathologie de l’arthrose. L’excès de nutriments aboutissant à l’obésité peut provoquer une lipotoxicité qui pourrait être impliquée dans l’apparition de l’arthrose. Les différents types d’acides gras ont des effets distincts sur l’inflammation. Cette revue explore les études disponibles qui résument les effets des différents types d’acides gras sur l’arthrose et les tissus articulaires touchés. Des études chez l’animal ont montré que des acides gras poly-insaturés oméga 3 atténuaient l’expression des marqueurs de l’inflammation, de la dégradation du cartilage et du stress oxydatif dans les chondrocytes. À l’inverse, ces marqueurs ont augmenté sous la stimulation d’acides gras poly-insaturés oméga 6 et d’acides gras saturés. En outre, une diminution des douleurs et des troubles fonctionnels a été mise en évidence chez des chats et des chiens recevant une supplémentation en oméga 3. De la même manière, la plupart des études in vitro chez l’être humain révèlent une action pro-apoptotique et pro-inflammatoire des acides gras saturés. Tous les acides gras poly-instaurés ont réduit les marqueurs du stress oxydatif, et les oméga 3 ont également atténué la production de prostaglandine. Des études interventionnelles chez l’être humain utilisant une supplémentation en oméga 3 suggèrent un effet bénéfique sur la douleur et la capacité fonctionnelle, ainsi qu’une diminution des dommages structuraux. En revanche, un effet néfaste des acides gras saturés sur l’arthrose a été observé. Les études sur les acides gras mono-insaturés sont peu nombreuses et leurs résultats non concluants. Selon les études existantes, les acides gras poly-insaturés, et en particulier les oméga 3, ont un effet encourageant sur les signes et les symptômes de l’arthrose. D’autres études interventionnelles chez l’être humain sont toutefois nécessaires pour pouvoir tirer des conclusions solides.
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