Vitamine C : De la nutrition à la détection de l’oxygène et à l’épigénétique

La vitamine C est imbattable, du moins en ce qui concerne les ventes. De toutes les préparations vitaminées, ce sont celles qui contiennent de la vitamine C qui se vendent le mieux. C’est surprenant, car les carences en vitamine C sont extrêmement rares. Néanmoins, la question de savoir si l’apport supplémentaire de suppléments de vitamine C est essentiel pour notre santé reste controversée. Dans ce contexte, l’éventuel bénéfice supplémentaire se réduit dans la plupart des cas à l’effet antioxydant connu. Cependant, les nouvelles découvertes de ces dernières années sur les mécanismes de détection de l’oxygène et de contrôle épigénétique étayent le rôle multiforme de la vitamine C dans un contexte biologique et ont donc ravivé l’intérêt pour cette vitamine. Dans le présent article, les faits connus sont donc mis en relation avec ces nouvelles données clés. En outre, les données cliniques disponibles sur l’utilisation de la vitamine C dans le traitement du cancer sont résumées.

La vitamine C est incontestablement nécessaire au maintien de l’homéostasie générale des cellules et des tissus. D’un point de vue mécanique, cela se traduit principalement par son rôle d’agent réducteur, qui contribue notamment au maintien de la pleine fonctionnalité d’un certain nombre d’enzymes. Cependant, l’accent mis sur les propriétés antioxydantes de l’ascorbate a largement ignoré les effets prooxydants potentiels et les changements fonctionnels associés.

Les données issues des essais cliniques sur l’ascorbate intraveineux à haute dose suggèrent que davantage d’essais et de recherches, ainsi qu’un aperçu clinique, sont nécessaires pour parvenir à une vision concise. Par exemple, il est nécessaire d’identifier les patients cancéreux qui bénéficieraient d’une supplémentation en ascorbate par voie intraveineuse à haute dose. En outre, il se peut que des cancers différents nécessitent des dosages différents, d’où la nécessité de trouver le niveau optimal de supplémentation en ascorbate. Ainsi, de nouvelles découvertes obtenues par des recherches approfondies sur les transporteurs de la vitamine C, les déficiences fonctionnelles et les interactions/compétitions possibles avec le glucose et d’autres molécules pourraient s’avérer utiles. Ce dernier point peut être particulièrement important dans les cancers basés sur des mutations dans les enzymes nécessitant de l’ascorbate, telles que les 2ODD, comme on le voit dans les leucémies avec des mutations JHDM ou TET2.

D’autres études, en particulier des essais cliniques randomisés contrôlés ainsi que des recherches sur des modèles in vivo appropriés, sont nécessaires pour évaluer l’association réelle entre la vitamine C, le risque et l’incidence du cancer ainsi que la pathogenèse de diverses maladies induites par le stress dans le contexte d’une nutrition altérée.

Les détails par ici : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2213231723001544?via%3Dihub

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