Régulation des neurotransmetteurs et apport alimentaire : Le rôle des sources alimentaires dans la neurotransmission

Les neurotransmetteurs (NT) sont des substances chimiques biologiquement actives qui facilitent la transmission électrochimique entre les neurones. Les NT contrôlent de nombreuses fonctions organiques essentielles à la vie, notamment le mouvement, les réponses émotionnelles, ainsi que la capacité physique de ressentir du plaisir et de la douleur. Ces molécules sont synthétisées à partir de précurseurs simples et très courants. De nombreux types de NT ont à la fois des effets excitateurs et inhibiteurs. Un déséquilibre des neurotransmetteurs peut entraîner de nombreuses maladies et troubles tels que la maladie de Parkinson, la dépression, l’insomnie, une augmentation de l’anxiété, des problèmes de mémoire, etc.

Les sources alimentaires naturelles contenant des neurotransmetteurs et/ou leurs précurseurs pourraient constituer une option potentielle pour aider à maintenir l’équilibre des NT et prévenir les troubles cérébraux et psychiatriques. Le niveau de NT peut être influencé en ciblant les habitudes alimentaires et les régimes nutritionnels. La mise en œuvre progressive d’approches nutritionnelles en pratique clinique rend nécessaire d’en savoir davantage sur certains NT nutritionnels en neuropsychiatrie. Cependant, l’importance de l’apport en NT nutritionnels nécessite une meilleure compréhension, car il n’existe pas d’études significatives préalables sur leur biodisponibilité, leur signification clinique et leurs effets sur les cellules nerveuses. Des stratégies d’intervention étayées par des preuves devraient être encouragées.

Il existe plusieurs neurotransmetteurs importants dans le système nerveux central, chacun ayant des fonctions spécifiques. Par exemple, la sérotonine est associée à la régulation de l’humeur et du sommeil, la dopamine est impliquée dans les mécanismes de récompense et de plaisir, et le GABA joue un rôle inhibiteur dans l’activité neuronale. Certains aliments peuvent influencer la production ou l’activité de ces neurotransmetteurs.

Les aliments riches en tryptophane, un acide aminé essentiel, peuvent favoriser la production de sérotonine. Le tryptophane se trouve dans des aliments tels que la dinde, le poulet, le saumon, les œufs et les noix. Les aliments riches en tyrosine, un autre acide aminé, peuvent aider à augmenter les niveaux de dopamine. On trouve la tyrosine dans des aliments comme le poisson, la viande, le fromage et les amandes. Le GABA peut être favorisé par la consommation d’aliments riches en glutamate, un acide aminé précurseur du GABA. Certains aliments riches en glutamate comprennent les tomates, les champignons, les épinards et les algues.

Cependant, il convient de noter que les effets de ces aliments sur les neurotransmetteurs peuvent varier d’une personne à l’autre et que les régimes alimentaires seuls ne peuvent pas traiter ou guérir les troubles neurologiques et psychiatriques. Ils peuvent toutefois jouer un rôle complémentaire dans

le maintien d’un équilibre sain des neurotransmetteurs.

Il est important de souligner que la recherche sur les neurotransmetteurs nutritionnels est encore en cours et que des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre leur impact sur la santé mentale et le fonctionnement cérébral. Les stratégies d’intervention basées sur des preuves, telles que des études cliniques contrôlées, devraient être encouragées pour établir des recommandations spécifiques et sûres en matière d’alimentation et de supplémentation pour soutenir la santé neurologique et psychiatrique.

En conclusion, les neurotransmetteurs jouent un rôle crucial dans le fonctionnement du système nerveux et sont impliqués dans de nombreuses fonctions vitales. L’utilisation de sources alimentaires naturelles de neurotransmetteurs et de leurs précurseurs peut être une approche prometteuse pour maintenir l’équilibre des neurotransmetteurs et prévenir les troubles cérébraux et psychiatriques. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre l’efficacité, la sécurité et les mécanismes d’action de ces approches.

Source : https://www.mdpi.com/1420-3049/28/1/210

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