Les nutriments stimulent la reprogrammation cellulaire dans l’intestin

Une étude récente publiée dans la revue Nature a fait la lumière sur le processus de dédifférenciation, un processus cellulaire par lequel les cellules spécialisées peuvent être reprogrammées en cellules souches. L’étude, menée par des chercheurs de l’Université de Tohoku au Japon, a été menée sur des mouches à fruits (Drosophila), mais les résultats sont considérés comme pertinents pour les humains également.

Les chercheurs ont découvert qu’un sous-ensemble de cellules de l’intestin appelées cellules endocrino-intestinales (EE) peuvent être reprogrammées en cellules souches en réponse à des changements des niveaux de nutriments. Lorsque les EE sont privées de nutriments, elles activent une voie de signalisation appelée JAK-STAT. Cette voie conduit à la conversion des EE en cellules souches.

Les résultats de cette étude pourraient avoir des implications importantes pour notre compréhension de la manière dont les tissus se réparent et se régénèrent. La dédifférenciation est thought être impliquée dans une variété de processus, y compris la réparation des tissus après une blessure, le cancer et le vieillissement. L’identification du mécanisme moléculaire qui conduit à la dédifférenciation pourrait conduire à de nouvelles façons de promouvoir la régénération des tissus et de prévenir les maladies.

En plus des applications thérapeutiques potentielles, les résultats de cette étude ont également des implications pour notre compréhension de la biologie fondamentale. La dédifférenciation est un processus complexe qui n’est pas entièrement compris. L’identification du mécanisme moléculaire qui conduit à la dédifférenciation dans les EE pourrait nous aider à mieux comprendre comment ce processus fonctionne dans d’autres tissus et cellules.

Cette étude est une avancée significative dans notre compréhension de la dédifférenciation. Les résultats pourraient conduire à de nouvelles façons de contrôler la plasticité du destin cellulaire et de promouvoir la régénération des tissus. Cela pourrait avoir un impact majeur sur le traitement des maladies et l’amélioration de la santé humaine.

Voici quelques questions supplémentaires que soulève cette étude :

  • Quels sont les autres facteurs qui peuvent induire la dédifférenciation ?
  • La dédifférenciation peut-elle être utilisée pour traiter les maladies ?
  • La dédifférenciation peut-elle être utilisée pour améliorer la régénération des tissus ?

Les réponses à ces questions sont encore inconnues, mais les résultats de cette étude constituent un point de départ prometteur pour les recherches futures.

Source : http://www.tohoku.ac.jp/en/press/nutrients_drive_cellular_reprogramming_in_the_intestine.html

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