Les noctambules sont confrontés à un risque plus élevé de diabète de type 2 : Aperçu de l’étude sur le chronotype et le mode de vie

L’étude menée par le Brigham and Women’s Hospital dans le Massachusetts révèle que les personnes qui préfèrent se coucher tard et se réveiller tard, souvent appelées « oiseaux de nuit », courent un risque accru de 19 % de développer un diabète de type 2 par rapport à celles qui se lèvent tôt, appelées « lève-tôt ». Cette propension à être un « chronotype du soir » peut être influencée par des facteurs génétiques ou façonnée par des choix de mode de vie et des conditions de travail.

L’étude, qui a porté sur 63 676 infirmières âgées de 45 à 62 ans, a révélé que 11 % des participants s’identifiaient comme ayant un chronotype du soir, tandis que 35 % s’identifiaient comme des chronotypes du matin. Les chercheurs ont également tenu compte d’un chronotype intermédiaire pour les personnes qui ne correspondaient pas vraiment aux préférences du matin ou du soir.

Les personnes ayant un chronotype du soir se sont également révélées 54 % plus susceptibles d’adopter des habitudes de vie malsaines, telles que le tabagisme, une durée de sommeil inadéquate, un poids et un IMC plus élevés, un manque d’activité physique et un régime alimentaire de moins bonne qualité.

Lorsque les facteurs socio-économiques, le travail posté, les antécédents familiaux de diabète et les habitudes de vie spécifiques (en particulier un IMC élevé et un faible niveau d’activité physique) ont été pris en compte, le risque de diabète pour les personnes ayant un chronotype du soir était initialement encore plus élevé (72 %). Cela suggère que ces facteurs supplémentaires, plutôt que le chronotype du soir lui-même, contribuent de manière significative à l’incidence élevée du diabète dans ce groupe.

L’étude, accompagnée d’un éditorial, a été publiée dans la revue Annals of Internal Medicine.

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