Le jeûne intermittent module le microbiote intestinal et améliore l’obésité et le métabolisme énergétique de l’hôte

Le jeûne intermittent est un paradigme prometteur pour la perte de poids qui s’est avéré moduler le microbiote intestinal d’après le séquençage de l’amplicon du gène de l’ARNr 16S. Ici, 72 volontaires chinois présentant un large éventail d’indices de masse corporelle (IMC) ont participé à un programme de jeûne de trois semaines au cours duquel une perte moyenne de 3,67 kg de poids corporel accompagnée d’une amélioration des paramètres cliniques a été observée, indépendamment de l’état anthropométrique initial et de l’état du microbiote intestinal. Des échantillons fécaux ont été prélevés avant et après l’intervention et soumis à un séquençage métagénomique. L’assemblage de novo a permis d’obtenir 2934 génomes métagénomiques assemblés (MAG). Le profilage a révélé un enrichissement significatif de Parabacteroides distasonis et de Bacteroides thetaiotaomicron après l’intervention, avec des corrélations inverses entre leurs abondances relatives et les paramètres liés à l’obésité et aux maladies cardiovasculaires athérosclérotiques (ASCVD). Les MAG enrichis après l’intervention ont montré une grande richesse et une grande diversité d’enzymes glucido-actives, avec une augmentation de l’abondance relative des gènes liés à la production de succinate et à la fermentation du glutamate.

Source :https://www.nature.com/articles/s41522-023-00386-4.pdf

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