influence du jeûne sur le microbiote intestinal et diminution de la prolifération des cellules anarchique

Le jeûne est une pratique ancestrale, souvent pratiqué pour des raisons religieuses et spirituelles, trouve actuellement un regain d’intérêt dans des contextes très variables, notamment dans le cadre thérapeutique.

Il entraine une diminution du stress oxydatif et de l’inflammation, accroit la protection et la résistance cellulaire aux agressions, augmente la sensibilité à l’insuline, et modifie la régulation hormonale du métabolisme cellulaire.
Le jeûne induit des mécanismes de survie dans la cellule normale mais pas dans les cellules cancéreuses. Le jeûne pourrait être donc un traitement adjuvant des carcinolytiques en limitant la toxicité et en intensifiant l’effet antitumoral. Appliqué à des modèles animaux de tumeur, il ralentit la prolifération et optimise l’efficacité de la chimiothérapie, tout en améliorant sa tolérance, à condition d’éviter l’installation d’une dénutrition qui présente un facteur pronostique péjoratif, au moment où son dépistage et sa prise en charge présente une priorité pour les professionnels de la nutrition clinique en oncologie.
Cependant L’examen de l’ensemble des données scientifiques concernant le jeûne et les régimes restrictifs, issues de nombreuses études expérimentales chez l’animal et des quelques études épidémiologiques et cliniques disponibles actuellement, n’apporte pas la preuve d’un effet (bénéfique ou délétère) chez l’Homme en prévention primaire ou pendant la maladie, qu’il s’agisse d’un effet curatif ou d’une interaction avec les traitements anticancéreux
Bien que des présomptions d’effets bénéfiques du jeûne existent, des études randomisées sont nécessaires afin d’explorer son efficacité et surtout son applicabilité clinique.

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