Impact de la nutrition et de l’activité physique sur les résultats des pneumonies contractées à l’hôpital

La fragilité est un facteur de risque important pour les résultats négatifs liés à la santé. Elle est classée en plusieurs phénotypes selon l’état nutritionnel et l’activité physique. Dans ce contexte, nous avons cherché à savoir si les phénotypes de fragilité étaient liés au résultat clinique de la pneumonie acquise à l’hôpital (PAH). Pendant la période d’étude, un total de 526 patients ont été dépistés pour une pneumonie acquise à l’hôpital et 480 d’entre eux ont été analysés. Les patients ont été répartis en quatre groupes en fonction de l’inactivité physique et de la malnutrition : fragilité nutritionnelle (indice de risque nutritionnel gériatrique [GNRI] < 82 et échelle de fragilité clinique [CFS] ≥ 4), malnutrition (GNRI < 82 et CFS < 4), fragilité physique (GNRI ≥ 82 et CFS ≥ 4) et normale (GNRI ≥ 82 et CFS < 4). Parmi les phénotypes, la fragilité physique sans malnutrition était la plus fréquente (39,4 %), suivie par la fragilité nutritionnelle (30,2 %), la normale (20,6 %) et la malnutrition (9,8 %). Il y avait une différence significative dans la survie à l’hôpital et la sortie à domicile entre les quatre phénotypes (p = 0,009), et le groupe de fragilité nutritionnelle avait la survie à l’hôpital et la sortie à domicile les plus faibles (64,8 % et 34,6 %, respectivement). En conclusion, il existe des différences dans les résultats cliniques en fonction des quatre phénotypes de pneumonie acquise à l’hôpital. L’évaluation des phénotypes de fragilité pendant l’hospitalisation peut améliorer les résultats grâce à une nutrition adéquate et à un traitement de réadaptation des patients atteints de pneumonie acquise à l’hôpital.

Source :https://www.nature.com/articles/s41598-022-19793-2

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