Place de l’Activité Physique Adaptée dans le parcours de soins : cas du patient présentant une stéatose hépatique non-alcoolique (NAFLD)


La maladie du foie gras non-alcoolique (en anglais, Non-Alcoholic Fatty Liver Disease, NAFLD) toucherait 26 % des hommes et 11 % des femmes, en France. La NAFLD est un continuum de lésions hépatiques allant de la stéatose simple à la stéatohépatite non-alcoolique (NASH), la NASH avec fibrose hépatique et parfois la cirrhose post NASH. La NAFLD est favorisée par un excès de poids (surpoids ou obésité) associé à des anomalies métaboliques systémiques touchant notamment le tissu adipeux et les muscles striés. Le traitement préventif et curatif de la NAFLD repose sur les mesures hygiéno-diététiques. Ces mesures ont prouvé leur efficacité en termes de résolution de la NASH et de stabilisation, voire de régression de la fibrose hépatique. La mise en place d’un programme d’activité physique adaptée (APA), par un professionnel compétent, contribue significativement à l’amélioration de l’état clinique indépendamment de la perte de poids. Au niveau moléculaire, la littérature actuelle souligne l’effet pléiotropique de cette prise en charge notamment par son action directe ou indirecte sur le métabolisme local (e.g. hépatique) et systémique, l’état inflammatoire systémique et l’activité rhéologique. Au-delà de ces répercussions physiopathologiques, le professionnel en APA accompagne le patient présentant une maladie chronique, ici la NAFLD, à induire un changement de mode de vie durable en s’axant sur son état motivationnel. Ces mesures sont bénéfiques tant chez l’adulte que chez l’enfant.

Source et suite :https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0985056222000802

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