Maladie de Parkinson, nutrition et micronutrition


Si l’alimentation est peu impliquée dans le déclenchement de la maladie de Parkinson, elle semble avoir un rôle important dans son évolution.

Le modèle méditerranéen convient particulièrement aux patients parkinsoniens. En revanche, une attention particulière doit être portée aux apports protéiques, notamment aux stades avancés. Certains compléments peuvent être proposés, à l’instar des acides gras oméga 3, de la vitamine D et de quelques probiotiques.
Conclusion :
La nutrition et la micronutrition occupent une place importante dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. L’approche diététique est complémentaire des approches thérapeutiques qui reposent sur l’administration des agonistes dopaminergiques, la stimulation cérébrale profonde et l’adoption d’un mode de vie sain.
Points à retenir :
• L’adoption d’un modèle alimentaire proche de la diète méditerranéenne semble présenter des avantages pour limiter la progression de la maladiede Parkinson. Un accent particulier doit être missur une alimentation riche en polyphénols variés.
• Une supplémentation en acides gras oméga 3,en vitamine D et en probiotiques peut êtreconseillée chez le patient parkinsonien, comptetenu de ses effets favorables potentiels observésdans quelques études d’intervention, du défi citfréquent de ces micronutriments dans la populationgénérale et de l’absence de danger cumulatif.
• Sous couvert d’une évaluation individuelle etbiologique, un statut micronutritionnel défi citaireen sélénium et en vitamines du groupe B peutêtre corrigé par une complémentation adaptée.
• À un stade précoce de la maladie, l’optimisationde la fonction dopaminergique peut êtresoutenue par un apport micronutritionnelen acide aminé L-tyrosine associéà des cofacteurs, notamment les folates.
• À un stade avancé de la maladie,chez un patient sous dopathérapie, une gestionattentive des apports protéinés permetde prendre en charge les risques de dénutritiontout en veillant à optimiser la cinétiquemédicamenteuse du traitement afi n d’éviterdes interactions médicaments-aliments.
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