Interaction des polymorphismes du gène Cry1 et des modes d’alimentation dominants sur l’obésité


Des preuves suggèrent qu’il existe une certaine relation entre les variantes du gène de l’horloge circadienne et l’obésité. Cependant, il existe peu d’examens soutenant cette observation chez les sujets humains. Cette étude avait pour but d’examiner l’interaction entre le polymorphisme du gène circadien Cry1 et les principaux modèles alimentaires sur les mesures de l’obésité.

Des femmes en bonne santé, en surpoids et obèses, âgées de 18 à 53 ans, ont été recrutées dans des centres de santé de Téhéran, en Iran, par une méthode d’échantillonnage aléatoire en grappes à plusieurs degrés (n = 377). Les principales habitudes alimentaires ont été déterminées après avoir évalué la consommation de 16 groupes d’aliments à l’aide d’un questionnaire de fréquence alimentaire (FFQ) valide et fiable de 147 items. Des mesures anthropométriques ont été effectuées pour chaque participant. La composition corporelle a été analysée à l’aide de l’analyse d’impédance bioélectrique (BIA). Des données sociodémographiques et d’activité physique ont également été recueillies au moyen d’un questionnaire démographique Farsi validé et du questionnaire international d’activité physique (IPAQ). Le polymorphisme Cry1 rs2287161 a été génotypé par réaction en chaîne de la polymérase-polymorphisme de longueur de fragment de restriction (PCR-RFLP). Des modèles linéaires généralisés ont été utilisés pour l’analyse des interactions.

Deux modèles alimentaires majeurs, dont le modèle alimentaire sain et le modèle alimentaire malsain (HDP et UDP, respectivement) ont été déterminés à l’aide d’une analyse factorielle. Notre étude a montré une augmentation significative du poids (P = 0,003), de l’indice de masse corporelle (IMC) (P = 0,042), de la circonférence des hanches (P = 0,052) et de la masse grasse corporelle (P = 0,028) chez les porteurs de l’allèle C par rapport à l’allèle G. De plus, une interaction gène-diète significative a été observée entre le fait d’être porteur de l’allèle C et l’IMC (P = 0,099 pour le génotype CC ; P = 0,1 pour le génotype CG) et la masse grasse (P = 0,1 pour le génotype CG).

L’étude actuelle suggère une interaction significative des polymorphismes du gène Cry1 rs2287161 chez les personnes suivant un régime alimentaire sain sur l’IMC et la masse grasse chez les porteurs de l’allèle C par rapport aux porteurs de l’allèle G.

Source :https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9188878/

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