Facteurs génétiques impliqués dans la modulation de la biodisponibilité de la lutéine


La lutéine présente une puissante activité antioxydante dans le cerveau et les yeux humains.

– La lutéine n’est pas synthétisée dans le corps humain et doit être consommée par l’alimentation.
– La variabilité interindividuelle du patrimoine génétique affecte la biodisponibilité de la lutéine.
– La biodisponibilité de la lutéine est modulée par les gènes codant pour les protéines de transport.
– L’étude de la nutrigénomique peut permettre de décrypter les mécanismes qui modulent la biodisponibilité de la lutéine.
La lutéine présente une activité antioxydante efficace conférant une action protectrice contre le stress oxydatif dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge et le déclin cognitif. L’incapacité du corps humain à synthétiser ces composés et la nécessité de lutter contre le stress oxydatif au quotidien font de la consommation quotidienne de lutéine une priorité. Cependant, la biodisponibilité de la lutéine consommée par voie orale dépend largement de son absorption gastro-intestinale et de son métabolisme ultérieur, qui est à son tour régi par divers facteurs intrinsèques et extrinsèques. L’un des facteurs les plus importants et pourtant les moins étudiés est le patrimoine génétique d’un individu. Les protéines qui participent à l’absorption, au transport, au métabolisme et à l’excrétion de la lutéine sont codées par des gènes qui présentent une variabilité interindividuelle. Des rapports suggèrent que l’effet unanime des phénotypes résultant de cette variabilité interindividuelle dans les gènes d’intérêt entraîne une modulation de la biodisponibilité de la lutéine, qui est discutée en détail dans cet article de synthèse. Cependant, malgré les rapports disponibles, une approche communautaire sur une plus grande population est nécessaire pour obtenir une meilleure compréhension de la relation entre la variabilité interindividuelle parmi ces gènes et la biodisponibilité de la lutéine. Une telle compréhension de la nutrigénétique pourrait non seulement ouvrir la voie au décryptage des mécanismes qui modulent la biodisponibilité de la lutéine, mais aussi aider à définir les besoins posologiques de chaque patient.
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