Effet de l’intégration des résultats des tests génétiques dans les conseils et les soins nutritionnels sur l’apport alimentaire : examen systématique du centre d’analyse des données probantes


Les consommateurs s’intéressent de plus en plus à une nutrition personnalisée basée sur des tests nutrigénétiques. Récemment, de multiples essais contrôlés randomisés ont cherché à comprendre si l’intégration de l’information génétique dans le conseil alimentaire modifiait les résultats alimentaires.

L’objectif de cette revue systématique était d’examiner comment l’intégration de l’information génétique dans le conseil et les soins nutritionnels, par rapport à une autre intervention ou à un groupe témoin, influence les résultats alimentaires. Cet article est le premier d’une série d’examens systématiques en deux parties. La deuxième partie présente les résultats anthropométriques, biochimiques et spécifiques aux maladies. Les essais contrôlés randomisés et évalués par des pairs ont été identifiés par une recherche documentaire systématique dans plusieurs bases de données, ont été examinés pour vérifier leur admissibilité et ont fait l’objet d’un examen critique et d’une synthèse. Les conclusions ont été évaluées afin de déterminer la qualité des preuves pour chaque résultat diététique rapporté. Les résultats rapportés comprennent l’apport en énergie totale et en macronutriments, les micronutriments, les aliments, les groupes d’aliments, les composants alimentaires (sucre ajouté, caféine et alcool) et les scores composites du régime alimentaire. Dix articles représentant 8 essais contrôlés randomisés uniques ont satisfait aux critères d’inclusion. Sur 15 énoncés de conclusions (degrés de preuve : faible à modéré), 13 ont conclu qu’il n’y avait pas d’effet significatif de l’intégration de l’information génétique dans les conseils/soins nutritionnels sur les résultats alimentaires. Des données limitées ont suggéré que les porteurs de variantes génétiques à haut risque étaient plus susceptibles que les porteurs de variantes génétiques à faible risque de réduire de manière significative leur consommation de sodium et d’alcool en réponse à des conseils nutritionnels intégrant des résultats génétiques. Les études incluses différaient par leur qualité, les variantes génétiques sélectionnées, le moment et l’intensité de l’intervention, la taille de l’échantillon, les outils d’évaluation diététique et les caractéristiques de la population. Il n’a donc pas été possible de tirer des conclusions solides. La collaboration entre l’Academy of Nutrition and Dietetics et les sociétés professionnelles de nutrigénétique s’avérerait probablement précieuse pour déterminer en priorité les variantes génétiques et les messages nutritionnels ciblés les plus susceptibles de modifier les résultats alimentaires dans une sous-population donnée de patients et, par conséquent, devrait être la cible de recherches futures.

Source:

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2212267220303361

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