Comment moduler le vieillissement par la nutrition et l’exercice physique ? Une approche épigénétique

L’Organisation mondiale de la santé prévoit que d’ici 2050, 2,1 milliards de personnes dans le monde auront plus de 60 ans, ce qui représente une augmentation considérable par rapport au chiffre de 1 milliard en 2019. Compte tenu de ces chiffres, il est urgent de mettre en place des stratégies visant à garantir une “healthspan” prolongée ou une longévité en bonne santé.
La présente étude aborde la promotion de l’espérance de vie en bonne santé d’un point de vue épigénétique. Les phénomènes épigénétiques sont modifiables en réponse à l’exposition environnementale d’un individu et relient donc l’environnement d’un individu à son modèle d’expression génétique. Les études épigénétiques démontrent que le vieillissement est associé à une décondensation de la chromatine, conduisant à une altération de la structure de l’hétérochromatine, ce qui favorise l’accumulation d’erreurs.
Dans cette revue, nous décrivons l’impact du vieillissement sur l’épigénétique et comment la nutrition et l’exercice physique peuvent avoir un impact positif sur le processus de vieillissement, d’un point de vue épigénétique. Les histones canoniques sont remplacées par des variantes d’histones, parallèlement à une augmentation des modifications post-traductionnelles des histones. Une légère augmentation de la méthylation de l’ADN au niveau des promoteurs a été observée, ce qui réprime la transcription de gènes précédemment actifs, parallèlement à l’hypométhylation globale du génome. Le vieillissement est également associé à une dérégulation de l’expression des gènes – généralement assurée par des ARN non codants – qui entraîne à la fois la répression de gènes précédemment transcrits et la transcription de gènes précédemment réprimés.
Les événements épigénétiques associés à l’âge sont moins fréquents chez les personnes ayant un mode de vie sain, notamment une alimentation équilibrée, une restriction calorique et de l’exercice physique. Le vieillissement en bonne santé est associé à une chromatine plus étroitement condensée, à moins de PTM et à une plus grande régulation par les ARNnc.
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