Activité antivirale des réactifs dans les bains de bouche contre le SRAS-CoV-2


La cavité buccale, partie essentielle des voies aérodigestives supérieures, jouerait un rôle important dans la pathogénicité et la transmission du SRAS-CoV-2.

L’identification de rince-bouche antiviraux ciblés pour réduire la charge virale salivaire contribuerait à réduire la pandémie de COVID-19. En attendant les résultats d’études cliniques significatives, inexistantes à ce jour, la disponibilité commerciale des bains de bouche nous amène à rechercher parmi eux des réactifs qui auraient des propriétés antivirales spécifiques vis-à-vis du SRAS-CoV-2. Les défis à relever pour atteindre cette cible ont été examinés pour 7 réactifs présents dans les bains de bouche disponibles dans le commerce et répertoriés sur le site ClinicalTrials.gov : povidone iodée, chlorhexidine, peroxyde d’hydrogène, cyclodextrine, Citrox, chlorure de cétylpyridinium et huiles essentielles. Le SRAS-CoV-2 étant un virus enveloppé, de nombreux réactifs ciblent la membrane lipidique externe. De plus, certains d’entre eux peuvent agir sur la capside en dénaturant les protéines. Jusqu’à présent, aucune preuve scientifique n’a permis de recommander des bains de bouche ayant un effet anti-SRAS-CoV-2 pour contrôler la charge virale dans la cavité buccale. Cette revue critique indique que la connaissance actuelle de ces réactifs permettrait probablement d’améliorer les tendances de l’état de la charge virale salivaire. Ce constat est un signe fort pour encourager la recherche clinique pour laquelle des protocoles de qualité sont déjà disponibles dans la littérature.
Jusqu’à présent, il n’existait aucune preuve scientifique permettant de recommander des bains de bouche à effet anti-SARS-CoV-2 pour contrôler la charge virale dans la cavité buccale. Certains ingrédients des bains de bouche antiseptiques ont des propriétés antivirales, qui pourraient diminuer la charge virale du SRAS-CoV-2 des gouttelettes émises par les patients atteints de la maladie COVID-19. Étant donné que seules quelques études in vivo, in vitro et in silico ont été menées en septembre 2020, il n’y a pas non plus de preuves scientifiques suffisantes pour appuyer la recommandation de gérer le risque d’infection au cabinet dentaire et dans la communauté. En attendant, les mesures préventives de l’OMS restent fortement recommandées : port de masques, lavage des mains, aération des locaux et maintien de la distance sociale. Un essai clinique sur les applications potentielles des bains de bouche existants est donc indispensable. Par ailleurs, dans un avenir proche, les résultats des études cliniques déjà prévues devraient contribuer à une meilleure compréhension des activités anti-SARS-CoV-2 des principes actifs.
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