Effets épigénétiques des LCPUFA n-3

L’obésité chez les enfants représente un problème de santé publique important dans le monde entier et est fortement liée aux altérations métaboliques telles que l’hypertension, la résistance à l’insuline et la dyslipidémie.

La constellation de ces conditions est communément appelée syndrome métabolique (MetS). Le syndrome métabolique n’est pas un simple ensemble de complications métaboliques dues à un excès de tissu adipeux, il est également considéré comme un facteur de risque de maladies cardiovasculaires. Les preuves de plusieurs études chez l’homme et l’animal suggèrent que l’exposition environnementale et nutritionnelle pendant la grossesse pourrait affecter le développement du nouveau-né et sa santé future par le biais de changements épigénétiques, ce qui pourrait jouer un rôle dans la détermination de l’obésité et de ses complications. Comprendre comment les mécanismes épigénétiques nutritionnels contribuent au « risque transgénérationnel » de l’obésité et du dysfonctionnement métabolique est essentiel pour développer des stratégies de prévention précoce de la santé des enfants. La nutrigénétique est la science qui étudie le rôle des nutriments dans l’expression des gènes. Les acides gras polyinsaturés à longue chaîne (LCPUFA) sont connus pour leurs bienfaits pour la santé, en particulier pour leur capacité à moduler l’inflammation et à améliorer certaines comorbidités associées à l’obésité, principalement en diminuant les triglycérides plasmatiques. Des recherches récentes en nutrigénétique se sont concentrées sur le rôle potentiel des LCPUFA dans l’influence des marqueurs épigénétiques. Dans cette revue, nous présentons les mises à jour les plus récentes sur l’interaction possible entre les LCPUFAs n-3 et les voies épigénétiques dans le syndrome métabolique.

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