Consommation de céréales complètes et risque de maladies cardiovasculaires, de cancer, de mortalité toutes causes confondues

L’étude a été menée par une équipe de chercheurs qui ont effectué une revue systématique et une méta-analyse d’études de cohorte prospectives ayant étudié l’association entre la consommation de céréales complètes et le risque de maladies cardiovasculaires, de cancer et de mortalité. Les chercheurs ont trouvé 45 études de cohorte avec un total de 2 615 958 participants, qui répondaient à leurs critères d’inclusion.

Les résultats de l’étude ont montré qu’une consommation plus élevée de céréales complètes était associée à un risque plus faible de maladies cardiovasculaires et de mortalité toutes causes confondues. Plus précisément, l’étude a montré que pour chaque portion (16 g) de céréales complètes consommée par jour, il y avait une réduction de 9 % du risque de maladies cardiovasculaires et de 7 % du risque de mortalité toutes causes confondues.

De plus, l’étude a trouvé une relation dose-réponse significative inverse entre la consommation de céréales complètes et le risque de maladies cardiovasculaires et de mortalité, ce qui indique que plus de céréales complètes sont consommées, plus le risque est faible. Par exemple, le risque de maladies cardiovasculaires a été réduit de 15 % pour chaque trois portions (48 g) de céréales complètes consommées par jour.

L’étude n’a pas trouvé d’association significative entre la consommation de céréales complètes et le risque de développer le cancer. Cependant, les chercheurs notent que cela peut être dû au nombre limité d’études disponibles ayant étudié l’association entre la consommation de céréales complètes et le cancer.

Les résultats de cette étude sont cohérents avec les recherches précédentes qui ont montré les bienfaits pour la santé de la consommation de céréales complètes. Les céréales complètes sont une bonne source de fibres, de vitamines et de minéraux et ont été liées à une réduction du risque de plusieurs maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains types de cancer.

Les auteurs de l’étude suggèrent que les résultats soulignent l’importance d’inclure des céréales complètes dans l’alimentation pour améliorer la santé globale et réduire le risque de maladies chroniques. Ils notent que de nombreuses personnes ne consomment pas suffisamment de céréales complètes et suggèrent que la promotion de la consommation de céréales complètes devrait être une priorité de santé publique.

Les résultats de cette étude ont des implications importantes pour la santé publique et les politiques de santé. Les chercheurs suggèrent que les gouvernements et les organisations de santé devraient encourager la consommation de céréales complètes en fournissant des informations sur les bienfaits pour la santé des céréales complètes et en promouvant leur disponibilité et leur accessibilité.

Ils notent également que les études futures devraient se concentrer sur les mécanismes sous-jacents qui expliquent l’association entre la consommation de céréales complètes et la santé, ainsi que sur l’efficacité des interventions pour promouvoir la consommation de céréales complètes.

En conclusion, cette étude fournit des preuves solides que la consommation de céréales complètes est associée à un risque plus faible de maladies cardiovasculaires et de mortalité toutes causes confondues. Les résultats soulignent l’importance d’inclure des céréales complètes dans l’alimentation pour améliorer la santé globale et réduire le risque de maladies chroniques. Les gouvernements et les organisations de santé devraient encourager la consommation de céréales complètes en fournissant des informations sur leurs bienfaits pour la santé et en promouvant leur disponibilité et leur accessibilité.

Référence :
Aune D, Keum N, Giovannucci E, et al. Whole Grain Consumption and Risk of Cardiovascular Disease, Cancer, and All-Cause and Cause-Specific Mortality: A Systematic Review and Dose-Response Meta-Analysis of Prospective Cohort Studies. J Nutr. 2016;146(11):2243-2258. doi:10.3945/jn.116.234617.

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